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 Manoir Mutsunokami, il y a 20 ans

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Mutsunokami Serenteï
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MessageSujet: Manoir Mutsunokami, il y a 20 ans   Sam 29 Déc - 18:46

C'était par une nuit noire, comme nombreuses autres dans les Pics de Vallandryan, dans l'indolente agitation des Eycorchés que la plus belle erreure criminelle fut commise. Cette nuit là, comme toutes les autres en apparence, personne ne se doutait de ce qui se tramait dans leur dos, juste aux entrées des Grottes aménagées. Un groupe organisé de bandits s'appraitait. Ils étaient meurtriers, violeurs, pilleurs, et leur physique vangeait leurs victimes pour eux. Borgnes, manchots voire unijambistes, tous avaient au moins une cicatrice dépeignant de leur piètre existance. Cette nuit, comme à leur habitude, ils s'appraitaient à alléger les maisons de leurs richesses dans la plus grande discretion. Leur betise était aussi grande que leur ignorance car les bougres pensait à cette heure tout le monde couché. Les Eycorchés, comme chacun sait normalement, prefèrent l'ambiance nocturne aux douleurs des rayons du soleil.

"-Venez !
-Attention ! Je crois que quelque chose à bougé !
-C'est moi abrutis !
-Ah... alors venez vous autres, voila une belle nuit qui s'annonce."

L'inconscience générale s'entretenait d'ellle même. Plus grande est la bande plus aveugle est sa conscience. Ils avancèrent à pas de loup, pour ceux qui le pouvaient, car les autres s'occupaient de recevoir dans leur chariots les trophés qu'emporteraient les uns.
Pensant que tous étaient dans leur maison aucun d'entre eux ne se fit discret. Il ne fallut pas plus d'un regard vers cette bande pleine de couteaux et de fleches pour que l'alarme soit sonnée et déjà toute la ville en alerte. La milice n'était guère efficace, car rares étaient les etrangers qui montaient aussi haut pour faire du mal à ce peuple pacifique, et elle ne tint pas longtemps face aux brigands expérimentés. Les flammes embrassaient déjà l'intérieur des maisons et leurs occupants. Les cris n'abouttissaient jamais.

Pendant ce temps, assis au bureau de sa chambre, un jeune garçon studieu se penchait sur l'Histoire de son pays. Ce jeune Eycorché de 19 ans avait passé toute sa journée plongé dans ce livre, au grand damne du majordome. Il s'inquiétait de la santé de "monsieur".

"-Peut-etre que vous pourriez organiser une fête avec des amis, ou simplement en inviter un. Si vous restez enfermé chez vous de la sorte vous allez deprimer." Lui disait-il. Mais Serenteï n'écoutait pas, il lui donnait raison par un "oui, oui" et se replongeait aussitot dans ses livres.
Pourtant Aldus, le majordome, avait plus d'une fois tenté de le sociabiliser. Un jour de beau temps il avait invité la cousine et quelques amis de cette dernière. Ils été ensemble parvenus à le convaincre qu'une partie d'Ether-lumière, un jeu à la mode à l'époque qui consistait à envoyer des jets de magie lumineuse dans les yeux de ses adversaires et de rester le seul non aveuglé, lui donnerait du bon temps. Reticent au départ il avait falut le trainer de force pour qu'enfin, après un aveuglement à la déloyale, il n'entre dans le jeu.


La partie se déroulait bien et chacun se cachait au mieux dans les recoins du jardin du manoir. Mais alors qu'il venait de marquer un point il se rendit compte que les autres se laissaient faire pour qu'il gagne la partie. Il eut le sentiment de retomber en enfance, quand chacun s'occupait de lui mais lui enlevait toute possibilité de décider pour lui même. Execrable sentiment qui le fit quitter le terrain et retourner, sans dire mot, à ses livres. Depuis ce jours il ne se permet aucun loisir qu'organiserait pour lui Aldus et prefere ne pas avoir d'amis qu'en avoir de faux. S'il devait avoir des amis il se les ferai lui même, se disait-il.

Ce jour là, comme tous les autres, il était resté dans ses livres à apprendre toujours plus sur le monde. Voila que la dernière page lui livrait ses secrets. Il referma le livre et resta assis devant son bureau sans rien faire pendant quelques minutes. Tout le contenu du livre l'avait passioné au point qu'il se rememorait en lui même tout ce qu'il avait lu. Il aurait demeurait dans cette position encore longtemps si le craquement de la porte d'entrée ne l'avait pas surprit. Il tourna la tête vers la porte de sa chambre et en regarda la poigné avec intensité. Il ne bougeait plus et attendait qu'un autre bruit ne vienne confirmer qu'il n'avait pas rêvé. C'est alors que la porte s'ouvrit brutalement. D'un mouvement réflexe Serenteï se propulsa en arrière ce qui le fit tomber de son siège. Son coeur battait plus vite qu''en plein exercice physique. Il recula sur quatre pattes jusqu'à ce qu'il distingue l'intrus. C'était Aldus.


"-Monsieur, c'est horrible, vous devez me suivre immédiatement. Des brigands ont forcés la porte, ils viennent nous piller !"

Le majordome semblait véritablement affolé, mais quelque chose sonnait faux. Serenteï sentait qu'Aldus n'était pas franc sur toute la ligne avec lui ce qui le mettait encore plus mal à l'aise qu'il n'était. Cependant il faisait confiance au viel Eycorché et il n'avait pas le temps de réflechir compte enu des circonstances. Il se releva et se précipita vers son domestic qui le prit par la main et le tira aussi vite qu'il pouvait vers le passage secret le plus proche. Dans sa voix, qui se voulait assurée, se ressentait un ton exagéré. Ils arrivèrent à la chambre paternelle. Mais, alors qu'ils s'appretait à passer le pallier Aldus se retracta et poussa le jeune garçon dans la pièce où déja deux bandits l'attendaient.

"-Aldus ! Ne me laissez pas !" Mais déjà le vieu comédien s'en était allé. La porte était fermé à clef et Serenteï le constatat par lui même avant de se retourner terrorisé à la vue de la désavantagese situation. Les brigands avaient tout deux des vêtements amples et ouverts qui laissaient voir leur nombreuses cicatrices. Ils en auraient bientot quelques unes de plus s'ils osaient s'approcher de lui, pensait-il tout en se rapprochant d'un sabre accroché au mur. Les voleurs lui souriaient viceusement et le traversaient du regard tout en avancant comme des serpents vers lui.

Lorsqu'ils furent trop près Serenteï se retourna prit l'un des sabres et le tira de toutes ses forces pour le decrocher. A la place c'est tout la panoplie qui s'éffondra et la lame se cassa de telle sorte qu'il ne tenait plus qu'une moitié de sabre. A cette instant tout semblait perdu pour lui et les coupe-jarrets ecclatèrent de rire.


"-Alors petit, on voulait nous couper en rondelles ? On dirait que ton plan tombe à l'eau. Hahaha." Mais Serenteï reprit ses esprits et enfonca la lame dans la gorge de l'un entre eux. Le coup arreta net la moquerie de l'un par la force du geste et de l'autre par la coupure des cordes vocales. Le sang gicla sur les deux personnes encore vivantes avant que la troisième ne s'effondre. Ni l'un ni l'autre n'allait oublier ce geste meurtrier. Serenteï lacha son sabre et recula lentement. Amorphe et aphone il se rendait compte de ce qu'il venait de faire. Devant l'attrocité de son acte il en perdait la raison. Le second se retourna contre lui, le sortit de sa letargie en lui hurlant dessus et en le frappant au visage. Mais ni les coups ni les sons n'atteignaient plus son esprit. Il etait comme déconnecté de son corps.

Le malfaiteur mis feu à la bibliothèque de la pièce avec sa torche, se saisit du bout de lame et profita des flammes pour la porter au rouge. Serenteï lui ne bougeait toujours pas. Le monstre Ansurien se retourna plein de rage et de folie vers le jeune garçon, lui attrapa le menton pour qu'il le regarde dans les yeux et lui formula des mots qui ne lui parvinrent pas. A ce moment la dernière chose que vit Serenteï fut une lame rouge avancer vers lui.

La douleur le reveilla et alors que l'homme voulait continuer le supplice un bruit retentit. Du bois qui craquait, celui de la porte de la pièce. Un trou suffisement grand pour passer la tête s'était formé mais ce ne fut pas une tête que vit le bourreau. Alors qu'il regardait intrigué ce qui avait causé cette cassure il vit une serre d'aigle lui arriver dans les yeux. De son côté Serenteï cherchait à s'échapper mais il se cognait partout et ses forces l'abandonnaient, il ne mit pas longtemps avant de s'évanouir. Il ne put qu'entendre les cris abominables que poussait le bandit.

Lorsqu'il se reveilla il était dans le passage secret, transporté par la gorgone. A ses côtés se tenait Heracles, son aigle et une autre personne, qu'il ne mit pas longtemps à reconnaitre.


"-Père ! Je... je ne vois plus rien ! Mes yeux me font mal, c'est attroce."
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