Après des guerres séculaires, les peuples d'Initium s'accordent enfin une paix relative. Pourtant, tapie dans l'ombre, une menace pèse ...
 
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 Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]

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Angal Enysth
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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Lun 25 Fév - 1:46

[Ayesha-Touik-Angal-Retep-Das-Arkhxas]
[Dans une ruelle...]


Angal vit l'Ansurienne susurrer quelque chose à son congénère sans qu'il puisse saisir de quoi il s'agissait. L'Ansurien, lui, semblait encore sonné. Tant mieux, cela n'en serait que plus facile, bien qu'Angal n'aie aucune idée de l'endroit où allait les emmener pour les interroger, et de la façon dont il alalit les y emmener.
Mais alors qu'il s'octroyait déjà la victoire, la jeune femme fut parcourut d'un frisson, et se jeta sur lui avant même qu'il ait le temps de dégainer, une arme au poing. Son regard, sa façon de bouger, sa façon de se battre, tout cela avait changé en un instant. Elle semblait une autre personne, plus agile et déterminée.

Le fil de la lame passa à plusieurs reprises tout près de la peau du Sam'Hein, mais Angal parvenait à esquiver en anticipant les gestes de son adversaire. C'était là ce qu'on nommait la vraie Danse Sam'Hein: anticiper grâce aux mouvements de pieds de son adversaire, esquiver pour mieux contre-attaquer. Le tout dans un seul et unique mouvement, fluide et continu. A deux reprises, Angal fut obligé d'interposer ses avant-bras pour éviter d'être blessé: même rétractées à l'intérieur des manches, les lames pouvaient toujours servir. Elle était rapide, et trouvait toujours un moyen pour se mettre devant l'homme au sol. Il pouvait s'enfuir à tout moment...
Ce léger moment de distraction valut aux vêtements d'Angal une nouvelle déchirure dans son flanc droit. Angal sentit la lame pénètrer légèrement les chairs, mais il déplaça instinctivement la chaleur à l'intérieur de son corps pour refermer rapidement la plaie. Il profita de l'ouverture qu'elle lui avait laissé pour saisir son bras et le tordre pour l'obliger à se baisser.
A sa grande surprise, elle ne résista pas plus que ça et se laissa tomber à genoux en lâchant sa dague.

De nouveau, ses muscles se contractèrent, avec plus de violence cette fois. A grand peine, elle regarda vers lui en lui lançant un regard farouche qui lui ressemblait plus que cette réaction d'abandon.

- Tu as gagné cette fois on dirait.
- On dirait.

Elle était dans un état qui aurait inquièté le Sam'Hein s'il ne l'avait pas autant détesté.

- Je sais bien que je suis pas en position de réclamer quoi que ce soit... J'aime pas quémander... J'en ai besoin... Isha...
Isha...Il fallait qu'elle lui en dise plus sur cet énigmatique personnage. Mais pas tout de suite; pour l'instant, il fallait s'éloigner d'ici, de tous ces cadavres et de tous ces soldats. Il fallait poursuivre le travail de Brüm. Quelqu'un d'autre reprendrait celui d'Erian, mais Brüm, c'était à la Guilde des Voleurs de s'en charger.

- Ne t'approche pas de là, Yann. Rentre chez toi. Ta grand-mère doit s'inquièter.
Le petit Sam'Hein ne bougea pas.
- C'est elle qui m'a sauvé, Angal. Ne lui fais pas de mal s'il te plaît...
- C'est noté. Allez, rentre mainten...

Angal fut projeté en avant. Il se retourna vivement en dégainant, et trouva Das, à moitié affalé contre un mur. Il était toujours aussi mal en point. S'il ne se reposait pas rapidement, il allait finir par y rester, lui aussi...Mais alors qu'il se penchait vers le Myriennate, celui qui semblait être son ombre surgit, arc bandé:
- Parles, qu'est-ce que le Synode ? C'est toi qui as fait tout ça ?! Parle !
- Hé! T'es tenace, toi! lança Angal en s'avançant pour s'interposer entre les deux Myriennates. Ce n'est pas lui qui est à l'origine de tout ça, alors tu peux baisser ton arc.

- Eh bien, eh bien ! Comme on se retrouve les enfants !
Angal se tourna vers cette voix qu'il conaissait bien. Finalement, la situation tournait à son avantage: il avait mis hors d'état de nuire les deux Ansuriens, et deux alliés venaient d'apparaître. La rage qu'il avait ressenti jusqu'alors semblait s'être atténuée. Ce qui était fait ne pouvait plus être changé, mais il leur appartenait encore de bien réagir en conscéquence... Il fallait réfléchir à présent, ne pas s'emporter comme il l'avait fait. Angal s'en voulait d'avoir laissé ses émotions prendre le dessus.
- Retep! Tu tombes bien, j'ai besoin de ton aide...Il faut qu'on emmène ces deux gus derrière dans un endroit tranquille et qu'on se largue ce type. Das, je sais que t'es pas trop en état, mais tu serais capable d'utiliser ta magie pour les ligoter et...
Angal s'interrompit. Il s'était tourné vers l'endroit où se trouvaient les deux autres, qui avaient visiblement prit la fuite. Angal se retourna juste à temps pour les voir tourner à l'angle de la ruelle.
Le Sam'Hein attrappa le banni par l'épaule:
- Suis-moi! Retep, retiens ce mec stoplait!

Il avait lançé ces ordres sans vouloir être autoritaire, mais parce que la situation pressait.
- Faut qu'on les retrouve!

_________________

Jamais le Soleil ne verra l'ombre.
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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Lun 25 Fév - 2:47

[Ayesha-Touik-Angal-Retep-Das-Arkhxas]
[Dans une ruelle...]



Retep était à peine arrivé qu'Angal lui lançait des ordres. Emmener les deux de derrière dans un endroit tranquille? Il vit un mouvement dans le dos du Sam'hein. Le voleur le gênait dans son angle de tir, sinon il aurait collé une dague derrière chaque genou de l'ansurien qui soutenait la jeune fille. Il s'apprêtait à lui signaler que ses proies s'en allaient quand le sam'hein s'en aperçut tout seul.

- Suis-moi! Retep, retiens ce mec stoplait!

Encore des ordres... Il faudrait lui apprendre le droit d'ainesse, il n'était pas encore maitre de la guilde. L'arachnide réalisa que son ami l'ignorait certainement. En tout cas il venait de partir en courant, entrainant son nouveau camarade vacillant avec lui.


"Ce matin encore c'est moi qu'il aurait emmené" dit-il d'un air déçu au myriennate qui lui faisait maintenant face.

"BRÜM EST VIVANT!"
lança-t-il au dos du crocheteur.

Il espérait ainsi éviter que le sam'hein ne fasse des bêtises sous le coup d'une trop grande peine. Ligoter avec de la magie... Il remua la tête d'un air déçu. Il n'avait même pas pensé à demander l'aide des fils de soie de Retep, il manquait vraiment de considération envers lui ces derniers temps.


"Revenons-en à nous."

Il se retourna vers le myriennate qu'il était censé retenir.

"J'espère pour vous que vous n'avez pas l'intention de les suivre... Je n'ai vraiment pas envie de me battre encore une fois ce soir."
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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Lun 25 Fév - 3:22

[ Mutsunokami Nathaniel - Zieg Noemak - Et tout le beau monde ]
[Sur la Place du Marché - Devant l'Estrade]






- Qui es-tu donc à la fin pour te permettre de juger aussi impunément mon père ? Qui es-tu donc pour le qualifier de majestueux ? Tu ne le connais pas, et cela se voit, et pourtant tu en connais beaucoup sur le passé de notre famille. Comment cela se fait ? "

L'eycorché avait prononcé ses paroles sur un ton des plus froids. Zieg, esquiva la question rapidement en détournant son regard vers Valaron et une femme, une Thiel surement, qui venait de tuer à elle seule trois soldats. Leurs corps gisaient désormais sans vie sur le sol. Le rôdeur ne voyait pas le visage de cette femme, mais il ressentait la folie qui transparaissait jusqu'à lui. Une démence malsaine et psychotique. Elle aimait tuer. C'était un jeu pour elle. Zieg sentit la rage continuer sa course. Il fallait faire vite. Arrêter tous ses meurtres inconsidérés. Il fallait...

- Dis, toi qui connais toute histoire, que sais-tu à propos de Sérentei Mutsunokami ? Je dois savoir. Si tu sais quelque chose à son sujet, dis-le moi."

Le ton de Nathaniel avait changé. Apparement quelque chose le traquassait. Son frère Serentei ? Il voulait en apprendre plus sur lui. Zieg n'en savait pas énormément non plus, pourtant l'espoir qu'il lisait dans le regard du jeune homme lui fit comprendre qu'il avait besoin d'une réponse. Ne serait-ce qu'une bribe. Juste un minuscule morceau pour l'aider à supporter ses recherches.

- Votre frère ! Je ne sais pas grand chose encore sur lui ! A vrai dire, j'ai ouï dire récement qu'il avait traverser le desert de Pta'Otep pour atteindre Mélandre. Apparement, il chercherait lui aussi à retrouver votre père !" Expliqua Zieg, essayant de broder un maximum mais sans trop grand succès.

Il y avait tout de même un hic ! Nathaniel semblait détester son père. Son frère, Serentei le détestait il aussi ? Le cherchait il pour l'arrêter dans ce qui semblait être une course folle vers un pouvoir démesuré. Ou cherchait-il à s'allier à lui pour obtenir cette puissance ? Nathaniel pouvait le berner lui aussi. Il savait que la famille Mutsunokami était réputée pour ses membres au charisme ravageur. Celui du jeune eycorché ne le rendait pas indifférant, malgré un corps aussi frèle. Il avait hérité de son père et dés lors, il pouvait manipuler n'importe qui, tout comme l'homme qui se tenait avec fierté au milieu de la Place, tel un conquérant. Il fallait faire attention, ne pas révéler tout de suite son désire de vengeance. Avancer, doucement mais sûrement vers la racine de ses maux... et la brûler pour l'éternité.

- Non, je ne le veux point. C’est insensé et déraisonné. Tu ne sais pas ce qu’il peut faire, ce dont il peut avoir recours afin de manier les autres. Je ne te connais pas mais je sais parfaitement que tu ne vaux pas la peine de mourir pour lui, ni pour ses idées farfelues… Ce n’est pas de la bonté de ma part, c’est juste que moi-même, je sais que je n’aurai pas assez de pouvoir pour le tuer mais peut-être arriverais-je à le blesser. Mais le plus important pour le moment est que je retrouve mon frère." Rétorqua Nathaniel, toujours aussi sincère.

Les doutes de l'Hellbereth s'envolèrent à tire d'aile, traversant les nuages de son esprit brumeux, déchirant de leurs serres les derniers tissus d'incompréhension, lorsque l'Eycorché lui sourit et lui tendit la main. Il l'a pris volontier et se releva en s'aidant du poids du jeune homme. Il ne voulait pas trop le brusquer, c'est pourquoi (tout en serrant les dents de douleurs à cause de son bras blesser), il se redressa rapidement, sans insister sur la force de cette incroyable rencontre. Il fallait désormais mettre les choses au clair et vite.

- Je vois que nous partageons un point commun. Je ne peux vous cacher plus longtemps ma haine envers votre famille. Vous pouvez me blâmer... mais ça m'est égal. Je ne désire qu'une chose me venger et même si je reconnais que vous aussi vous mépriser votre ascendant... Je me devrais de te tuer si vous vous avéré être un fiefé menteur. J'irai jusqu'à tuer votre Frère Serentei, s'il me fait lui aussi face.... Je..."

Zieg baissa la tête. Il n'avait pas besoin d'en dire plus.
Soudainement, comme pour l'empêcher de continuer ses explications, le centre de la Place fut animé d'une vague de cris. Une troupe, très certainement issu du détachement de l'armée d'Arrène venait d'être incapacité en une fraction de seconde de leur armes et armures. Seul deux Chevaliers Noirs s'avancèrent pour pallier à la faiblesse naissante des troupes. Ceux-ci préparèrent leurs sorts et les lancèrent en direction de la folle furieuse. Un intrus se jetta en avant pour protéger cette femme abjecte. Un nouvel arrivant que Zieg n'avait pas remarqué avant. Un nouvel Eycorché ressemblant énormément à ce Valaron. Ce n'était pas possible ?!?! A vrai dire pourquoi pas ! Les trois membres les plus puissants de la famille Mutsunokami se réunissaient à Mélandre comme s'ils s'étaient donnés rendez-vous au sommet d'une montagne de cadavres causés par les attentats.

- Je ne vois qu'une solution pour le moment ! Je vais vous suivre. Vous raconterez à votre père que je suis un ami, ou bien... votre garde du corps pourquoi pas ! Ah ah ah ! Qui sais ! Peut-être que nous auront une chance de l'arrêter... Mais ne comptez pas sur moi pour y aller en douceur lorsque j'en aurai l'occasion. Au faite ! Mon nom est Zieg Noemak ! Je me permettrais de vous tutoyer désormais !"

Il avait rit un peu. Peut-être par nervosité. Peut-être parce qu'il était content de se trouver un allier. Quelqu'un à protéger. Une protection, pas vraiment en faite. C'était une apparence pour le moment, mais il s'en contenterait. De sa main, il gratouilla le haut du crâne d'Atilla pour il indiquer de retourner dans sa poche, ce qu'elle fit sur le champ.
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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Lun 25 Fév - 4:13

[Lino Karel, Andrôm et Jastar et trente (36 hommes) - Et le reste du p'tit monde]
[Place du Marché]




Il n'est pas question d'arrêter les représailles dès maintenant. Il fallait réfléchir rapidement. Jastar ferma les yeux et commença directement une nouvelle visualisation. A vrai dire, il ne se souciait absolument pas de la personne qu'il avait touché de sa boule de feu. Si elle s'était interposé, c'est qu'elle faisait parti des personnes à neutralier. Deux eycorchés, et une Thiel ! Surtout la Thiel d'abord. Maintenant, il était temps de jouer le grand jeu.

D'un geste rapide qui aidait à sa visualisation, Jastar frappa des mains devant lui, comme pour appeler au plus profond de son être la fureur de son peuple. Il sentit sa chevelure brûler intensément. Il visualisa les cordes vocales de la femme. Il visualisa une forme nuageuse. Il existait deux possibilité, il fallait les prédire toutes les deux. La forme physique de la Thiel, ainsi que ça forme sublimée. D'abord stopper sa voix grâce à un sort de mutisme, enfin... l'attaquer de plein fouet, grâce à une illusion de haut niveau. Andrôm s'en chargerait. Pourquoi le mutisme ? Pour la simple est bonne raison qu'il aidait à déconcentrer l'adversaire pour permettre une illusion plus facilement intégrable. En effet, les deux Sam'heins avaient souvent travaillé en équipe et ils savaient parfaitement le sort à lancé lorsque l'un ou l'autre en commençait un. Ils étaient complémentaire l'un et l'autre... !

Visualisation du sort d'illusion primaire. S'insinuer dans l'esprit de l'autre. Celà était l'une des spécialités de tous les Chevaliers Noirs. En effet, le sort de mutisme pouvait être appliqué de différente façon. Soit en bloquant directement les cordes vocales, soit en manipulant le cerveau. Jastar qui était meilleur pour la manipulation d'organes ou de chose physique s'occupait donc du mutisme. Andrôm quant à lui, parfait connaisseur des méandres d'un cerveau, s'insinua à l'intérieur de celui de la Thiel. Il fallait maintenant atteindre ses glandes,... le plus rapidement possible, avant que quelqu'un brise la visualisation.

Un monde de lumière s'ouvrit dans l'esprit de la femme. Elle aurait du mal à s'en dépétrer. Pendant ce temps, le Sam'hein resta figé comme une statue. Seul son visage grimaçant de concentration et de douleur, montrait son intense dévotion envers son devoir de soldat. Jastar qui avait réussit le sort de mutisme prépara une nouvelle attaque. Une attaque sonore cette fois-ci. Les ondes qu'il concentra entre ses deux mains virent vibrer à toute vitesse les molécules de l'air qui laissèrent circulé jusqu'à la Thiel une puissante onde de choque.
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Mutsunokami Nathaniel

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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Lun 25 Fév - 4:35

Il y avait toujours autant de vacarme et des senteurs d'épices en tout genre sur cette place. Et pourtant, cette fois-ci, tout le monde aurait préféré que le bruit ne soit pas celui d'explosions diverses et que les senteurs soient autres que celles du sang, de la sueur et de la chair carbonisée...

Nathaniel essayait de se concentrer. Cette voix... Son père... Il était présent, ici, à Mélandre. Comment cela se faisait ? Il était parti de la maison dans le but de retrouver son frère et voilà désormais que c'était leur père qui se mettait à leur recherche respective... C'était à n'y rien comprendre. C'est seulement la voix de Zieg qui le tira de sa léthargie dans laquelle ses pensées l'avait plongé.

"- Je vois que nous partageons un point commun. Je ne peux vous cacher plus longtemps ma haine envers votre famille. Vous pouvez me blâmer... mais ça m'est égal. Je ne désire qu'une chose me venger et même si je reconnais que vous aussi vous mépriser votre ascendant... Je me devrais de te tuer si vous vous avéré être un fiefé menteur. J'irai jusqu'à tuer votre Frère Serentei, s'il me fait lui aussi face.... Je..."

Nathaniel ne pouvait laisser pareille chose sans rien dire. Certes, il n'aimait pas forcément son père, ou plutot, il ne le portait pas dans son coeur, mais il ne le détestait pas non plus. De toute façon, il ne pouvait laisser un autre que lui ou que son frère tuer son propre père. Il ne se le pardonnerait jamais. Mais, il y avait pire. Zieg venait de menacer ouvertement son frère...

"- Tu te trompes. Je ne hais pas mon père. C'est juste un homme qui a perdu l'esprit, et qui court à travers la folie cherchant les méandres du pouvoir d'antan qu'il avait pu avoir dans sa jeunesse. Mais, je ne te permets en aucun cas de me menacer et encore moins de menacer mon frère devant moi. "

Les yeux de Nathaniel s'enflammèrent. On eut dit qu'il lançait des éclairs. S'ils pouvaient transpercer quelque chose, nous dirons simplement que le diamètre de la terre ne serait pas assez grand pour ne pas être coupée en deux.

"- De quel droit te permets-tu de vouloir sa mort ? Mon frère est quelqu'un de bien ! Et puis quant à moi, que je te mente ou pas, qu'est-ce que cela peut te faire tant que tu y trouves ton intérêt ? Mais si tu touches ne serait-ce qu'une fois à mon frère, cela risquerait de t'être fatal... Ce n'est pas une menace, juste un avertissement, que tu saches à quoi t'attendre... "

En regardant son interlocuteur, Nathaniel voyait que Zieg chercher seulement à entrer dans ses bonnes grâces pour qu'il baisse sa garde. Mais Nathaniel savait que Zieg, dès la première occasion venue, chercherait à le trahir. Il devait dès lors s'en méfier comme de la peste. Par contre, il pourrait surement lui être utile. Il fallait donc prendre cette personne pour ce qu'elle était, une arme à double tranchant...

Une flamme jaillit dans les airs et cela attira l'attention de Nathaniel. Il s'avança un peu pour y distinguer les formes et il aperçut l'aile noir, seule et unique, qu'il reconnaitrait d'entre mille, l'aile de son père. Ainsi Valaron Mutsunokami était ici, à portée de main. Il fallait qu'il intervienne. Il ne pouvait laisser passer une occasion pareille. Mais il devrait la jouer en finesse, comme à chaque fois.

Il se retourna vers Zieg et prit le ton le plus sincère et troublé qu'il put. S'il fallait se méfier, cela était dommage mais il se méfierait comme il l'avait toujours fait, et s'il devait à présent avoir un allié, ne serait-ce que momentané, autant en profiter dès maintenant.

"- Zieg, si tu es avec moi, c'est maintenant que tu m'accompagnes. Si tu es contre moi, battons-nous maintenant ! "

Zieg, apparemment, était prêt à le suivre. Jusqu'où lui serait-il fidèle ? Nathaniel ne le savait nullement. Il espérait qu'il le soit un moment, au moins jusqu'à qu'il retrouve son frère.

"- Par contre, ne le tues pas, ce n'est pas à toi de le faire. S'il te plait... En revanche, remémore-toi bien mes propos au sujet de mon frère. Il n'y a que lui qui compte vraiment. Sa vie m'est plus chère que la mienne. "

Nathaniel saisit son bâton et avança rapidement vers l'attroupement qu'il s'était formé. Il vit de loin son père qui avait le sourire aux lèvres et qui semblait se réjouir de la situation ; un autre eycorché que Nathaniel ne reconnut pas, une dame qui se balladait parmi les soldats avec grâce, féminité et cruauté qu'il ne connaissait toujours pas et des gardes en tout genre. Mais ceux-là n'intéressaient pas Nathaniel qui changea de direction et arriva directement dans le dos de son père.

Il s'avança alors un peu pour être sur que ce dernier l'entende parfaitement bien. Il toussota un peu et prit la parole avec un ton fourchu, sifflant comme s'il parlait à un être vil, ce qu'était Valaron, il ne fallait pas se leurrer.

"- Ainsi la folie vous aurait atteint Père ? Je ne peux croire que vous vous abaissiez à de tels actes aussi vils que puérils et lâches... Revendiquer les attentats, quelle bizarrerie. Ne serait-ce pas à cause de cette femme qui sert de corps à un démon ? dit-il en montrant du doigt avec dédain et mépris le corps d' Astharosche "

Il marqua une pause pendant laquelle il attendait que son Père se retourna puis il continua toujours avec un certain cynisme...

"- Je sais parfaitement que vous êtes au-dessus de toutes ces futilités. Ce que j'aimerais bien comprendre ce que vous apporte cette mascarade ? De la complaisance de voir ainsi votre pouvoir révélé au monde ? Une diversion ? Conquérir le coeur de ce démon peut-être ? Que de bassesses ! Si vous persistez dans cette voie, cher Père, vous effectuerez une chute libre dans mon estime ! Il me faudra alors vous défier. Ce serait dommage que nous en arrivions à une telle extrémité. Mais si c'est là, le seul remède à votre folie passagère et votre manque de lucidité accru, et bien soit. "

Nathaniel savait que ce qui marchait le mieux pour être écouté et entendu de leur père, c'était le cynisme, l'éloquence et l'hypocrisie avec un soupçon de vantardise. Alors il glissa volontairement un peu de chaque dans ses phrases. Tout était parfaitement dosé, Valaron ne pourrait en aucun cas disparaître comme cela. Il accordait une bonne partie de son temps à son jeune fils. Effectivement Nathaniel avait tout mis en oeuvre, et ce correctement, pour avoir l'attention entière de son père...


Zieg était seulement à quelques pas de Nathaniel, mais celui-ci, tout en restant méfiant, reportait la quasi totalité de son attention et de sa concentration sur les faits, gestes et paroles de son géniteur. Il regarda alors Zieg avec une célérité débordante pour lui faire comprendre qu'il ne l'oubliait pas mais que pour le moment il devait rester en retrait pour ne pas se faire repérer.

Nathaniel avait ainsi la totale écoute de son père, alors il ne manquerait pas non plus de le questionner au sujet de Sérentei dont il n'avait toujours pas retrouvé la trace...
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Mutsunokami Valarón

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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Lun 25 Fév - 5:37

[Place du marché, avec la cohue xD]

Lors de cette 1ère attaque des Chevaliers Noirs, un évènement imprévu se produisit. En effet, Serenteï avait décidé d'intervenir. Il continuait par ailleurs à proférer des paroles auxquelles personne ne daignait répondre. Pourtant, force était de reconnaître que les propos tenus par l'Eycorché de 34 ans étaient pour certains relativement pertinents, et qu'ils auraient mérité d'être pris en compte au lieu d'être ignorés. Ainsi, le fils aîné de la famille Mutsunokami s'interposa entre les sorts dirigés contre Astarosche et cette dernière, les subissant alors de plein fouet. Il semblait avoir tenté de sauver son père, mais avait à la place mis la jeune Thielle hors de danger sur cette assaut. Celle-ci ne se priva alors pas de se jouer du pauvre Serenteï, tout en se préparant à la prochaine offensive adverse.

Jastar et Andrôm ne se souciaient absolument pas de l'intervention d'une tiers personne. Ils considéraient même le pauvre aveugle comme un ennemi suite à son acte, ayant entraver leur 1ère tentative. Cette fois-ci, les Chevaliers Noirs préparaient autre chose. Et ce, Valaron pouvait le percevoir en analysant leur approche de visualisation, lui qui avait d'autant plus suivi la même formation que celle de ces adversaires par le passé. Avec une grande certitude, il avait anticipé le sort de mutisme préparé par Jastar, ce sort classique des Chevaliers Noirs. Andrôm quant à lui avait lancé une illusion contre Astarosche, et demeurait des plus concentré, son visage étant qui plus est visiblement marqué par la douleur. Il fallait à présent voir si la Primat était capable de résister à cette technique, ce qui était probablement possible. Cependant, avec le sort du mutisme, cela restreignait cette éventualité.



Et comme si cela n'était pas suffisant, Nathaniel fit également son apparition au milieu de la scène. Valaron était tout de même satisfait que son rejeton ait finalement réussi à le repérer, bien qu'il ait fallu attendre quelques temps. Mais contrairement à Serenteï, il n'avait pas hésité à interpeler son père, ce qui fit de nouveau sourire de manière plus ou moins vicieuse le Grand Pontife du Synode. Le fils cadet des Mutsunokami avait, tout comme son frère, commencé par avancer les mêmes tentatives de dénigration de sa personne et de ses actes, ainsi que les "traditionnelles questions inutiles" adressées au noble hybride, qui allait encore une fois s'abstenir de répondre, du moins dans l'immédiat. Mais ces propos furent accompagnés de sortes de menaces : "Le défier"... Ces 2 simples mots suffirent à lui décrocher un rire des plus inquiètants et tout à fait sonore, en total décalage avec la situation délicate dans laquelle il semblait pourtant embourbé.

"Hohohohoho !"

Les yeux de Valaron, d'un vert-bleuté vif et dotés d'une perception élevée, fruit de son hybridation et de son lignage, s'écarquillèrent afin de compléter ce rire plus ou moins psychopathe. Une sorte d'excitation semblait gagner le Grand Pontife du Synode, qui pouvait alors paraître dans une sorte de transe, s'esclaffant sournoisement dans ces circonstances à priori défavorables pour sa personne, au coeur des débris, du sang, des cadavres, mêlés à ces odeurs de brûlé et de chair calcinée. Tout pouvait laissait à penser qu'il venait de perdre totalement pied, se réjouissant de ce carnage et demeurant relativement peu préoccupé par son propre avenir. Mais il en était rien. Il avait gardé un total recul et restait parfaitement lucide sur la situation. Cette manoeuvre avait pour unique but de décontenancer toute cette populace qui l'entourait, et de consolider cette image de fou irrationnel que les gens s'étaient construite vis-à-vis de lui, ce qui lui garantirait un avantage par la suite. En effet, cerner avec précision son adversaire était non négligeable dans un conflit, surtout s'étendant sur la durée, et communiquer des données erronées à l'ennemi sur lesquelles il se baserait plus tard était une manoeuvre habile et judicieuse.

Quoi qu'il en était, il fallait à présent que Valaron agisse. Il devait en priorité porter une légère assistance à la jeune Thielle, au prise face aux 2 Chevaliers Noirs très expérimentés et coordonnés. Ainsi, d'un geste très prompt et grâcieux, il effectua une légère rotation et leva soudainement le bras avec lequel il tenait la Masamune vers le ciel étoilé, le pointant du bout de sa lame, tournant maintenant le dos à ses adversaires, mais à présent face à Nathaniel. Il avait interrompu sa petite mascarade, ayant paru toute naturelle aux yeux des autres, et affichait à présent un air sérieux et serein. A peine quelques instants après son geste, l'air commençait à se liquéfier à une vitesse inouïe à proximité des 2 Chevaliers Noirs, ce en dépit de la chaleur qu'ils dégageaient, générant ainsi une bulle aqueuse autour de chacun d'eux, destinée à affecter, emprisonner, voire noyer et éteindre les Sal'Heins. De cette manière, même si ils se sortaient de cette attaque contenue du noble hybride, la préparation du sort suivant de Jastar serait interrompue, et l'attaque d'eau briserait sûrement l'illusion lancée par Andrôm...

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Touik Gzy Wulfiim
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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Lun 25 Fév - 5:47

[Ayesha-Touik]






Tout était noir. Aucun bruit, nul part. Au milieu du néant. Elle n’était jamais restée seule. Pour la première fois il n’y avait plus personne pour commenter ses faits et gestes, ses pensées, plus personne pour la rassurer, pour se moquer d’elle, ou simplement pour être là, tout près. Jamais, de son existence, elle n’avait connu la solitude. Elle s’en sentait étrangement libérée : oui elle existait, pour de vrai. Elle n’était pas seulement le fruit de l’imagination de Gzy puisque Gzy n’était pas là et pourtant elle, elle se trouvait bien dans cet endroit. Cet endroit vide. Cet endroit froid et sombre. Être nul part, mais être quand même. Quel soulagement ! Elle s’allongea et respira profondément. Elle sourit à l’obscurité et fixa les profondeurs du rien. Comme s’était reposant ! Un calme serein s’empara de tout son être.

- Tu crois que je pourrais rester ici pour toujours ? Gzy ?

Pas de réponse, évidemment… Pas de son non plus. Rien que le rien.

- Gzy ! Répond moi !

Toujours le silence : ses cris ne franchissaient pas ses lèvres et sa sœur n’était pas là. Elle frissonna. Il faisait froid ici. Glacial même.

- Tu ne m’as pas abandonné hein ? Tu ne peux pas ! Tu ne peux pas me laisser tomber ! Où es tu !? Où êtes vous tous !?

Elle se sentait aussi vide que le paysage absent qui l’entourait. Elle se recroquevilla. Le froid de l’hiver qu’elle trouvait d’habitude si agréable… Il lui glaçait les os. Elle serra fort les poings et les paupières. Tout ceci n’est qu’une illusion, tout n’est toujours qu’illusion. Quelque chose d’invisible lui lacérait le cœur, quelque chose d’impalpable l’étouffait.

- Reviens !

Ses doigts se crispèrent, ses ongles pénétrèrent dans sa peau. Mais cela ne lui faisait pas mal. Est ce que la solitude peut anesthésier la douleur ? Dans le noir complet, même Hasard est absent… Son meilleur ami s’était donc fait la malle lui aussi. Elle serra plus fort encore. Pourquoi les larmes ne venaient elles pas ? Il paraît que ça soulage. Il paraît qu’elle vous tiennent compagnie. Mais même elles ne voulaient pas venir. Toujours plus fort. Elle aurait sûrement dû se transpercer la main de part en part à présent. Mais le bout de ses doigt ne rencontraient pas de peau… Non c’était du tissu. Surprise.

- Hasard, c’est toi ?

Du son ! Sûrement inintelligible, mais du son. Il ne faisait plus si froid. Au loin le soleil se levait. L’aube daignait enfin se lever sur le lieu ténébreux. Le rouge soleil apporterait la chaleur, et pourquoi pas la vie. Oui, la vie : elle entendait un battement sourd, comme la douce musique d’un cœur qui bat. Et un respiration haletante. Il était tout près, cet autre. Elle sentait la chaleur de son corps. Elle sentait même son corps tout court. Un corps humain à n’en pas doutait pas le parfum de la sueur qui l’envahie alors qu’elle retrouvait l’usage l’odorat. Après son passage dans le vide dans tout les sens du terme, cet odeur désagréable, synonyme d’effort et de peur, était le plus beau des cadeaux. En arrière c’était autre chose : une exhalaison d’incendie. Le voilà le beau soleil : un bâtiment en feu, qui se consumait lentement. Peu importe, l’agréable chaleur qu’il propageait tirait Touik de la pénombre glaciale de la solitude.

L’autre toussa. Il venait de s’arrêter… C’est donc qu’il avançait auparavant. Et la jeune femme avec lui. Elle relâcha la prise de ses doigts. Pas de douleur hein ? Bien sûr puisque ce n’était pas dans sa propre chaire qu’elle enfonçait ses ongles depuis tout à l’heure mais bien celle de cet étranger. Tout était trouble autours d’elle, mais au moins tout était là. L’incendie, Mélandre et Hasard. Et même ses deux gardes du corps, Uthor et Pyre. Brusque retour à la réalité : elle était soutenue par un ansurien à la chevelure de jais, fatigué mais plus encore paniqué. L’homme qui était quelques instants plus tôt la proie du Sam’Heins ? Oui c’était bien lui.


*Tu as raté un épisode…*

La voix de Gzy était faible, mourante pourrait on presque dire. Mais elle était là. La vue de Touik se brouilla. Elle s’accrocha de nouveau à l’épaule de l’homme comme on s’accroche au rebord d’un ravin le long des parois escarpées des falaise de Ardès. Non, elle ne voulait pas retourner là bas.

Ce qui se passait devant ses yeux, cette scène, elle ne la comprenait pas. Elle entendit vaguement Uthor parler. L’ansurien jeta un regard apeuré en arrière et répondit. Elle ne saisissait pas le sens de leurs paroles. Mais rapidement, les deux arachnides s’écartèrent et ils ouvrirent une lourde trappe dans le sol. La dernière chose que Touik perçu fut Pyre qui se remontait les manches comme pour se préparer à un bagarre. Contre qui ? Elle ne pu pas le discerner : le panneau de fer se referma et le noir revint. Elle tronqua l’appui de l’épaule de l’homme contre celui du mur. Ses jambes ne la portaient plus et elle s’écroula. Au fond du couloir, elle aperçut une lumière, une lueur conviendrait mieux
.

*Cette image me dit quelque chose… Ne pas s’approcher d’une lumière au fond d’un couloir noir… Et si elle s’approche toute seule on fait comment ?*

Elle eut un léger sourire. Jamais. Jamais elle ne voulait être séparée de Gzy. La torche s’avançait et avec elle son porteur. Une voix rauque s’éleva.

- Qui ?

*Gzy, fille de personne, j’espère que tu as ce dont j’ai besoin…*

L’ansurien répondit à sa place. Pourquoi Uthor l’avait il laisser entrer ici ? C’était dangereux pour la Guilde. Mais la laisser dehors était dangereux pour sa vie… L’arachnide avait il jugé que son existence ait la moindre importance ? La question méritait d'être éclaircie… Pourvu que celui qui venait soit en possession d’Ïnroë.
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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Lun 25 Fév - 20:47

[Arkhxas ; la fraterie et le paternel Mutsunokami ; et tout les autres qui s'approchent...]
[ Place du marché]


Arkhxas s'était relevé. Enfin il pouvait suvre a nouveau la scène horrible qui s'offrait a ses yeux humides de larmes. L'attaque de cette guerrière avait affecté grandement les sinus du jeune magicien, au point de le faire tomber. Comme il l'avait prévu, les chevaliers noirs n'attendirent pas longtemps pour recommencer une offensive, et plus directe encore que la précédente. C'est a ce moment que réagit enfin le protagoniste de ces méfaits. Il avait levé une lame vers la voute céleste qui dépassait de loin Arkhxas, et qui était d'une finesse, capable de découper un cheveux dans sa longueur.
Absorbé par la grace de ses mouvements et par l'agilité de cette épée, Arkhxas ne remarqua pas tout de suite ce qu'il était en train de faire. Pourtant, une bulle parfaite, une sphère acqueuse se formait autour des deux chevaliers, les comprimant totalement, près a les noyer.
Reprenant son souffle, trèbuchant contre certains soldats qui tremblaient devant l'autorité silencieuse que menacait la présence du lancier et de son accolyte, il parvint a approcher les deux victimes de ce sort mortellement humide. Pourtant, le Myriennate, encore derrière, a peine visible sous la profusion de ces armures tremblantes, se concentrait, Cybèle remise a l'ombre, les mains levées, et les yeux clos. Puis après quelques instants, ces globes occulaires virent au bleu azur, symbole d'un sort en exercice. Ses cheuveux se dressèrent sur son crane, un air grave incrusta son visage fin, immobile. Petit a petit, la bulle se distorquait, formant des figures incertaines, perdait du volume, menaçant de se dissoudre ou d'éclater sous l'action du petit magicien. L'ombre séduisante n'en parut pas tout de suite affectée, mais malgré la puissance minime qui s'opposait a elle -bien qu'Arkhxas n'en avait nullement conscience et n'y prenait nullement garde -, l'enchantement précedemment lancé, menaçait d'être contrarié.
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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Lun 25 Fév - 22:46

[Grey - Maelianna... entre (beaucoup d') autres !]
[Place du marché]

-Ca va aller... Du calme. Tu utilises ton pouvoir comme si ça ne pouvait pas te fatiguer. Tu ne peux pas tirer sur la corde comme ça à l'infini.


En réalité, la fatigue n'était qu'en partie responsable de cette soudaine faiblesse ; le dégoût que lui inspirait la situation, ces cadavres jonchants les pavés noircis par les flammes et par le sang, tout cela avait eu raison du dernier plat que la magicienne avait avalé. La fatigue consécutive aux sorts de soins n'avait fait qu'accélerer le processus. La jeune femme s'apprêta à repliquer au sujet de l'urgence de la situation, mais il arriva une chose inattendue qui désarçonna purement et simplement la lunarticiah : Après l'avoir aidé à se redresser, Grey... la prit dans ses bras.
Ce geste bien innocent à priori mit la jeune femme dans tous ses états : Une douce chaleur l'envahi tout à coup, son coeur se mit à battre à grande vitesse. Tout se mélangeait dans sa tête dans un insondable chaos. Et pourtant, la lunarticiah avait l'impression que, tant qu'elle serait dans les bras de l'Hellbereth, elle était à l'abri de tout danger. Elle laissa reposer sa tête sur le torse de Grey, et elle reprit peu à peu une

certaine sérénité qu'elle n'aurait jamais cru avoir à un moment pareil.

- Dis moi comment faire et je te prêterais ma magie. Je ne peux pas m'en servir, alors autant qu'il serve par ton intermédiaire.

Les mots résonnèrent dans la tête de la magicienne qui releva la tête, pour fixer Grey droit dans les yeux, croyant avoir mal entendu. Prêter sa magie ? Meelie pénait à croire que Grey lui faisait confiance à ce point. Mais cela était une chose impossible : Meelie ne savait pas vraiment comment s'y prendre et Grey ne le savait sans doute pas non plus. Quand bien même, cela la toucha profondément : la magicienne n'était que trop bien placée pour savoir que la magie n'était pas une ressource inépuisable et que trop en utiliser pouvait être lourd de conséquence pour le lanceur de sort, pour ne pas dire fatal. Elle connaissait parfaitement ses ressources magiques... mais elle ne pouvait qu'évaluer celles de Grey... et si elle allait trop loin ? Elle risquait de le tuer, tout simplement... en était-il conscient ? Savait-il qu'il mettrait sa vie en jeu ? Que sa vie dépendrait d'elle ?
Mais la jeune femme lisait parfaitement la réponse dans le regard de l'Hellbereth, dans lequel brillait le flamboiement d'une détermination sans faille. La lunarticiah sentit deux perles humides couler sur ses joues. Mais ce n'était pas la tristesse, ni la haine qui les faisait couler... c'était autre chose, une autre émotion, que la magicienne commençait seulement à comprendre.

- Grey... je te remercie... pour ce que tu fais pour moi... et pour toute la confiance que tu m'accordes...

La main de la lunarticiah chercha celle de l'Hellbereth, et la tint fermement. Un sourire étrange naquit sur les lévres bleues de la jeune femme.


- C'est impossible hélas... je ne pas puiser dans tes forces comme ça... mais tu m'aides déjà beaucoup, et je me serais déjà effondrée depuis longtemps sans ton soutient... tant que je serais avec toi, je tiendrais le coup, promis...

Et c'est ainsi qu'elle repartit, main dans la main avec l'Hellbereth, poursuivre la lourde tâche qui lui incombait, mais avec le coeur plus léger...

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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Lun 25 Fév - 23:11

~~ De l'Horreur en passant par l'horreur ~~
[Suite de la Seconde Nuit]


[[ 21 Venty 6.498 ]]



[HRP : Avant toute chose, je veux vous prévenir que ce gentil message va bientôt mettre fin à la Fête du Ramanthin. Et oui ! Lorsque tout sera enfin "rentré dans l'ordre" ! Je donnerai un dernier message qui annoncera la cloture de la fête, et vos Rps pourront se réparpiller partout ^^ Donc ça sera à vous de gérer tout ça ! Bien sûr, les anciens RPs, qui ne sont pas finis devront prendre en compte que cet évènement n'est pas encore arrivé ! Bref, je compte sur vous pour un maximum de cohérance ! Bonne lecture !]



Prophétie. C'est bien le nom que les Clamydes donnent aux mots insensés que déclame la Prêtresse Sacrée, Rysenn. Prophétie. C'est aussi le pire cauchemar pour un Dirigeant comme Erian qui sentait, avec les attentats, le poids de ses erreurs, le poids de chaque cri poussé par les habitants de la ville. Ceux-ci commençaient enfin à se calmer. Des troupes de mages et de soldats soignaient et s'occupaient admirablement des blessés. Les chiffres révèleraient plus tard que ces affreux évènements avaient décimé une centaine de citoyens. De quoi faire pâlir n'importe quel gardien de la paix, de quoi lui soutirer une envie insurmontable de vengeance. Des enfants avaient péri, des personnes proches de la mort aussi. Toutes leurs âmes -si elles existaient- volaient désormais au dessus de la Ville, s'éloignant vers les Etoiles pour rejoindre toutes les autres, centenaires et millénaires à l'intérieur des souvenirs du monde. Les Trois Lunes elles aussi semblaient pleurer, et de noirs nuages les couvrirent, comme pour camoufler leurs yeux rougis par la tristesse, leur visage difforme.


Brisons désormais le sablier du temps. Stoppons les grains de sables. Le temps s'arrête. Comme sur un tableau, la ville se peint.Un début de grabuge commençait à remplir le centre même de la Place du Marché. Unpetit groupe de gardes apeurés, désarmés, restait en retrait. Non loin de là, deux Sam'Heins, Chevaliers Noirs, s'apprêtaient à arrêter les méfaits d'un individu ambitieux. Une bulle d'eau commençait à se constituer autour d'eux, comme une future prison aquatique qui n'aurait sûrement pas fait long feu même avec l'intervention d'un tiers, si... si cela n'était pas arrivé. Cela ?
Une mage blanche, fatiguée par les soins apportés aux blessés, atteignait ses limites. Pourtant, bientôt elle pourrait... les dépasser pendant quelques instants, les transcender, car cela arrive bientôt. Cela ?
Durant un instant, deux individus ressentiraient des sentiments incompréhensibles. Des sentiments futurs. Pourquoi ? Il n'y avait pas vraiment d'explication à ce genre de phénomène. Ce rôdeur ne pouvait comprendre et ce mage, fils de l'ambitieux, ... ressentirait la venue... la venue de cela. Cela frémissait. Cela ?
Il y aura de l'apaisement dans les esprits des mourants, de l'apaisement dans l'esprit des vivants. Et les combats seront suspendus pour écouter la vie battre, s'envoler, se découdre et exploser. Un banni retrouvera ses esprits. Une rêveuse, retrouvera son contrôle. Peut être pendant une minute seulement, rien qu'une minute. Peut-être assez pour voir la force. Pour voir arriver cela. Cela aspirait. Cela ?
Un repos pour les plus fatigués des coureurs, ceux qui durant toute la journée avaient parcourus égouts et ruelles. Un repos pour les puissants qui dans leur restaurant, bien à l'abri des coups, semblaient regarder le monde tout autrement que les misérables écrasés par les attentats. Un repos pour les intrus qui jouaient inlassablement avec la vie des autres. Un repos pour tous. Peut-être... Eternel ! Cela ne savait pas encore ! Cela !
...




Le sablier recommence sa course, le temps peut enfin s'écouler. La nuit, plus noire qu'une seconde auparavant, avait revêtu si rapidement ce voile que seules les flammes dansant aux quatre coins de la ville permettaient de percer l'ombre. Pendant un instant, tout bon mage ou astronome qui se respecte aurait cru se trouver en présence d'une Nuit des Disparues. Cette fameuse Nuit où les trois cycles lunaires concordent pour laisser apparaître à la face du monde un ciel d'encre. Aujourd'hui, non seulement les lunes avaient disparu, mais les étoiles aussi.Une vague d'énergie magique secoua tout Initium. Une vague que même les plus jeunes mages pouvaient ressentir. Capable de désorienter n’importe qui en l'espace d'une minute. Ce genre de phénomène était très rare lui aussi. Il s'apparentait à une sorte d'onde que seules les personnes capables de capter les auras des autres ressentaient. Une aura géante semblable à celle ... du Dragon Flamboyant. Une aura dont se souvenaient toutes les personnes de plus de 15 ans. Elle transportait dans son sillage l'horreur, les pleurs, ... tous les sentiments qu'aujourd'hui les habitants de Mélandre avaient vécus pendant les attentats. Tous les sentiments, mais ... mille fois plus déstabilisants que ceux de cette nuit.
Le ciel noir sembla se déchirer en deux, à l'Ouest de Mélandre. Cette déchirure était si lointaine qu'elle en était minuscule, mais on pouvait voir un semblant d'éclair écarter les nuages, traverser le ciel et rejoindre une Lune. Quelques secondes après, l'encre avait rebouché le trou. La nuit reprenait ses droits.
...




Cela intervint alors. Cette force si puissante qu'elle augmenta considérablement le sort aqueux lancé par Valaron. La bulle d'eau qui aurait dû disparaître grâce à l'intervention du jeune mage Myriennate et à la puissance calorifique des Sam'Heins augmenta de volume, englobant désormais l'intervenant, puis explosa dans une myriade de gouttes aussi fines que la bruine. Les corps refroidis des deux Chevaliers Noirs tanguèrent. La vie semblait les avoir quittés. Mais ce n'était que leur chevelure qui s'était éteinte.
La magie à travers la Lunarticiah résonna. Elle retrouva ses forces car cela en avait décidé ainsi.
Cela entra jusque dans l'esprit des deux nouveaux camarades de galère. L'un comme l'autre vit à travers eux une étincelle d'espoir, une envie inavouable. Mais ceci s'effaça bien vite, comme rêve au réveil.
Banni et rêveuse recouvrèrent leurs esprits. Car Cela affectait facilement la personnalité des mortels.Tous allaient trouver le repos, dans l'évènement qui suivit.

Des tréfonds de la terre, un grondement se fit entendre. Une mélodie funeste et porteuse de souvenirs angoissants. La mélodie du Dragon Flamboyant. Celle qui... Déchira en deux le Volcan de Lazarek. Un tremblement de Terre. Personne ne réalisa vraiment sur l'instant. Mais tous crurent que la mort venait les chercher. Les bâtiments vibrèrent. Dans un fracas, un nuage de poussière, un Aqueduc s'écroula sur les maisons non loin de la Place du Marché. Le temps semblait s'être arrêté, suspendu pour l'éternité. Tout tremblait, tout voulait se disloquer pour redevenir poussière, mais heureusement les bâtiments tenaient bon. Au bout d'une vingtaine de secondes, les secousses cessèrent. Il fallait maintenant reprendre conscience de la Réalité. S'enfuir loin peut être ?

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Dernière édition par La Voix Céleste le Mar 26 Fév - 20:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Mar 26 Fév - 4:37

[ Mutsunokami Nathaniel - Zieg Noemak - Et tout le beau monde ]
[Sur la Place du Marché - Devant l'Estrade]






L'eycorché lui avait expliqué clairement son point de vue. Son charisme explosait littéralement aux yeux du Rôdeur qui ne pouvait l'écouter, comme s'il remplissait sa vue. Ses yeux regardaient sa petite bouche remuer, émettre des sons qu'il ne comprenait pas toujours. Son bras lui faisait encore mal et il avait maintenant des pertes de concentration soudaines et rapides. Un mot par ci, un autre par là, mais il comprenait l'essentiel. Nathaniel avait besoin de retrouver son frère, d'en connaître toute l'histoire. Il l'élevait sur un pied d'estal comme une icône d'or et de rubis. Il l'aimait probablement plus que n'importe qui. Plus que lui même, disait-il. Zieg le suivit finalement, sans broncher, vers le centre de la Place où se tenait le terrible Valaron. Là bas, un effroyable combat se déroulait entre l'armée et les revendicateurs des attentats. Usant de magie, les deux camps s'affrontaient sans se laisser le temps de prendre une seule pause.

Nathaniel était à quelques pas de lui, et les cris commençaient à disparaître de la place. Il put donc écouter avec admiration le discours que fit le jeune homme à son père malveillant. Un discours que Zieg jugea très cynique, gonflé d'hypocrisie. Décidément, toute cette famille avait le même fond... Même lorsque ceux-ci n'avait pas encore perdu la tête.

Au bout de quelques secondes, son esprit se détacha de nouveau. La douleur encore, frappait dans ses muscles, dans son bras, comme une lame s'y enfonçant puis s'en rééchappant rapidement. Un spasme de dégoût le fit frémir lorsqu'il pensa à cela. Devant ses yeux le monde sembla vasciller un instant, puis revint à la normale comme une branche qu'on aurait pris de plein fouet lors d'une course à cheval.

Les Sam'heins se battaient toujours, une énorme sphère aquatique apparut autour d'eux, les englobant comme pour les embrasser, les étouffer, les éteindre. Déjà la lueur de leurs cheveux s'était ternie. Rien que l'ombre se reflétant sur leur corps. Rien que la mort transpirant à travers cette essence de vie. L'eau. L'eau mortelle pour un Sam'hein, mais la dose n'était pas si énorme que ça, leur chaleur corporelle avait sûrement déjà créé une zone de protection par caléfaction, mais ils devaient sortir rapidement de là !

Les sauver. Zieg en avait envie. Combattre maintenant, se jeter sur ces personnes qui disaient appartenir au Synode. Il les avait devant lui, à portée de main. Il lui suffirait de tendre les bras et d'attraper Valaron, lui... lui tordre le cou. L'égorger et il en aurait fini de sa vengeance.

Atilla sembla effrayée. Encore plus effrayée que lors de l'attentat. Nerveuse, elle voulut s'échapper de la poche de Zieg, sur laquelle il pressa sa main. Cette fureur animal n'était pas normale. Quelque chose clochait. Un nouvelle catastrophe se profilait-elle à l'horizon ? Un nouveau désastre ? Atilla lui mordit le doigt à travers le tissu. D'un geste vif, Zieg écarta sa main, laissant le temps à l'affolée de s'enfuir sur les pavés de la ville.

- Atilla" Laissa t'il échapper à l'encontre de sa compagne qu'il vit disparaître derrière un tas de parchemin exposé dans une vitrine brisée par l'explosion.

Pendant un instant, il hésita à lui courir après, mais c'est à ce moment là que tout s'emballa. Une impression étrange lui parcourut le corps, il n'avait qu'une envie, prendre Nathaniel dans ses bras. Cela le dégouta pendant une fraction de seconde où il essaya de lutter contre ces sentiments artificiels, mais très vite, il le fixa du regard. Se laissant transporter par sa beauté. Stop ! Il recula d'un pas ! Qu'elle était cette sensation incontrôlable? Il voulait avancer vers lui. Stop ! Il recula encore, manquant de trébucher sur un vieille planche. Il recouvra enfin ses esprits. Mais, pas pour longtemps, car déjà, le sol trembla avec violence, il se jeta à terre, comme pour éviter un sort très puissant venant d'un mage quelconque, mais réalisa bien vite qu'il s'agissait d'un tremblement de terre. Son coeur s'emballa. Un tremblement de terre, un peu comme celui qu'il ressentit pour la première fois à l'âge de 14 ans. Celui-ci était bien plus dévastateur que l'autre, mais... Il sentit à côté de lui quelqu'un d'autre... Non c'était un cadavre. Gierk ! Il roula sur le côté, le sol continuait à trembler. Quand tout ça allait-il s'arrêter ? Une éternité s'écoula. Il se crispa. Il se remémora les horreurs que racontaient ses camarades à propos du Dragon Flamboyant. Et si c'était lui ?! Qu'allons nous faire ! Il protégerait quelqu'un face à ce monstre. Il savait cette chose complètement futile, mais... elle avait énormément d'importance. Protéger...

Tout s'arrêta. Un silence étrange régnait sur Mélandre. Mais une mélodie d'effroi encore plus prenante que celle des attentats lui glaça le sang.

[J'attends les réactions de la synode et de toi Nathaniel ! Je sais pas trop quoi faire là xD ! Chui en retrait et tout à pété autour de nous lol !]
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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Mar 26 Fév - 5:19

[Han! Celesti, tu sais que t'écris bien des fois? Et même tout le temps d'ailleurs...]

[Grey - Maelianna... entre (beaucoup d') autres !]
[Place du marché]



Des larmes dévalèrent les joues de Meelie. Avait-il dit quelque chose de mal? Non à son air, il voyait plutôt de la reconnaissance.

- Grey... je te remercie... pour ce que tu fais pour moi... et pour toute la confiance que tu m'accordes...

La lunarticiah attrapa sa main et lui sourit. Il avait une folle envie de l'embrasser. Mais dans ces conditions c'était surement déplacé.

- C'est impossible hélas... je ne pas puiser dans tes forces comme ça... mais tu m'aides déjà beaucoup, et je me serais déjà effondrée depuis longtemps sans ton soutien... tant que je serais avec toi, je tiendrais le coup, promis...

Impossible... Après tout il était débutant il ne pouvait pas tout savoir. Elle sera sa main un peu plus fort et repartit accomplir sa tâche. Elle avait malgré tout l'air d'être soulagée d'une partie du poids pesant sur ses épaules. Ses jolies épaules... Non! Ce n'était en aucun cas le moment de penser à ça. Soudain il eut plus de mal à distinguer la jeune femme devant lui. Il jeta un regard vers le ciel et comprit, les étoiles avaient disparu... Et les lunes aussi.

"Meelie qu'est-ce qui...?"

Il s'interrompit. Une sorte d'éclair avait traversé le ciel au loin. Qu'est-ce que c'était que ça? Il doutait finalement que les connaissances astronomiques de la lunarticiah puissent expliquer ces phénomènes. Il prit soudain conscience que ce n'étaient pas les ténèbres abattues brutalement dans la nuit qui avaient causé son mal être, c'était une sensation insoutenable. Une aura terrifiante qui lui retournait l'estomac. Il l'avait déjà ressentie, mais beaucoup moins perceptiblement à l'époque, il était alors beaucoup moins ouvert à la magie. L'œil doré dans son esprit s'agitait, il tournoyait aveuglément, Grey se sentit mal, il s'agrippa à la main fraiche de la femme qu'il aimait en tombant à genoux. Quand il avait été piqué par l'araignée cette main avait été comme un phare le reliant à la réalité durant son coma, il espérait qu'elle tiendrait le même rôle. L'œil s'immobilisa soudain. L'œil? Non, les yeux. Il voyait maintenant deux yeux dorés dans son esprit.

Un grondement emplit les oreilles du hellbereth, le sol se mit à vibrer et trembler, il n'osait pas lever les yeux vers son amie, elle avait dû reconnaitre l'aura, elle devait être encore plus retournée que lui. Des gravats heurtèrent son dos et sa tête mais il n'y prêta pas la moindre attention. Et au bout d'un temps qui lui parut une éternité tout s'arrêta. Il ne restait que la poussière, les gravats, les cris renaissants, les mouvements réapparaissant, et la main fraiche de Maelianna dans la sienne. Il releva la tête.

"Ça va mon amour?"
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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Mar 26 Fév - 11:43

[Ayesha Oren\'hill-Touik Gzy Wulfim (poursuivis par Angal et Das)]
[Dans le dédale des ruelles]



Les ruelles s’enchainaient les unes après les autres en un dédale infernal, l’obscurité humide déchirée par les langues de feu résiduelles des premières explosions. Une porte, un canal, bifurcation, pas à droite c’était une impasse, volée d’escaliers, ne surtout pas se perdre. Il connaissait bien le quartier, mais pas au point de s’y repérer en pleine nuit, dans cet état d’épuisement et de panique. Les poursuivants n’étaient pas loin, le martellement de leurs pas sur les pavés semblait à chaque instant plus proche. Le corps sur son épaule glissait, il s’arrêta un instant pour la hisser davantage. Son souffle lui écorchait les bronches. Son cœur pulsait comme s’il avait voulu s’échapper de la prison des côtes. Le monde autour de lui se mit brusquement à tourner. Ses jambes se dérobèrent sous lui. Il se rattrapa tant bien que mal à un mur couvert de mousse.

Il avait beau écarquiller les yeux, sa vision restait obstinément floue. C’était pas le moment ! Des éclats de voix derrière. Avec la lame du poignard il s’entailla le dos de la main. La douleur acérée le fit tressaillir. Les murs cessèrent d’onduler. Il reprit sa marche claudicante.

La jeune fille serrée contre lui était glacée. Elle ne cessait de marmonner. Un nom, Gzy, revenait souvent. Le poignet par lequel il la retenait fut agité de soubresauts, ses doigts tremblaient. Sa voix se fit plus stridente, alternant exigences et supplications.

Elle s’était écroulée sans raison apparente, vidée de ses forces. Son état semblait inquiétant, ça ressemblait à une réaction d’overdose… La vivacité accrue dont elle avait fait preuve quelques minutes contre le sam’hein aurait-elle été causée par une drogue ? A moins que ce soit une crise liée au manque ?
La main se crispa brutalement et enfonça ses ongles dans son vêtement puis sa chair. Il grimaça. Elle avait pas intérêt à lui clamser entre les bras ! Tous ces efforts seraient alors vains… Il avait besoin d’elle, pour Lise.




Il fallait donc qu’il sème ses ennemis, qu’il aide cette ansurienne et qu’il retrouve sa fille. Quoi de plus facile ?

D’abord, trouver une issue, sans quoi il se ferait capturer d’ici quelques minutes. Une erreur et il se retrouverait pris au piège. Ses poursuivants étaient deux, ils pouvaient le prendre par revers, le coincer…

Heureusement l’un d’eux ne semblait pas en possession de tous ses moyens, sans quoi il aurait déjà été rattrapé.

De la drogue… Elle avait parlé d’Isha, le chef de la guilde des lépreux, avant de s’évanouir ! C’était une requête, elle devait donc faire allusion à de l’Ïnroë… Elle connaissait celui qui était derrière le sombre trafic, il y avait une petite chance qu’elle ne soit pas une simple cliente… Mince espoir, mais espoir tout de même : il s’y raccrocha. Il pouvait solliciter la protection de la guilde en se faisant passer pour un ami à elle…
L’obstacle était de taille : il ne connaissait aucune entrée aux quartiers des lépreux, les égouts formaient un réseau arachnéen sur des kilomètres à la ronde…

Elle releva légèrement la tête et l’appela d’une voix pâteuse :


« Hasard, c’est toi ? »
\" Non, moi c’est Ayesha… \"


Fallait vraiment qu’il ait le cerveau réduit à l’état de bouillie pour galkimas pour qu’il ait pas songé à donner un faux nom… Trop de bouleversements ce soir, il avait juste envie de se coucher n’importe où et de dormir. Maintenir son organisme exténué en marche requérait toutes ses facultés mentales. Et il était en train de se perdre. Les rues qui défilaient désormais ne lui disaient rien, pas moyen de savoir dans quelle partie de Mélandre il se trouvait.

La fille ne faisait rien pour l’aider, bien qu’elle se soit réveillée, elle pesait pas tellement lourd, plutôt fine, mais se traîner un poids mort tout en essayant d’aller vite faisait pas partie de ses compétences. Lui-même était petit, mince et aussi musclé qu’un type passant ses journées à glander, à arnaquer des gens riches et à sculpter des bestioles pouvait l’être… La seule chose qui lui permettait encore d’avancer c’était la certitude du cauchemar qui l’attendait s’il se laissait reprendre… A côté de ça les cris de protestation de son corps ne méritaient même pas qu’on les écoute. Il tiendrait compte des signaux d’alarme quand il serait en sécurité… En attendant il fallait résister, question de survie…

Deux silhouettes monstrueuses lui barrèrent le passage. Membres en surnombre, mandibules et autres appendices acérés dont il ne voulait pas savoir le nom se détachaient sur la fournaise d’un incendie. Ce qui restait de couleur quitta le visage d’Ayesha. Qui vira par conséquent au gris.

Des arachnides. Il les haïssait plus que toute autre race. Une sorte de phobie.

Le souvenir d’une sortie avec les pro-ansuriens où ils avaient coincé un gamin arachnide et s’étaient défoulés sur lui. Un de race pure, avec ses six bras. Ils lui avaient tranché les pattes, l’une après l’autre, et l’avaient laissé mourir de l’hémorragie. Il se revit, riant de la scène. Riant avec les autres. Face aux deux colosses, il avait la vilaine impression d’être l’enfant à qui on allait arracher les membres…

C’était sans fondement, ils pouvaient pas savoir, il avait juste peur d’eux parce qu’ils étaient moches. Et dangereux. Et qu’ils le regardaient d’un air pas vraiment sympathique. Et qu’ils lui coupaient la route.
Il jeta des coups d’œil nerveux aux alentours. Pas d’échappatoire, juste des murs trop hauts et des portes barricadées. Une plaque d’égout derrière eux, donc hors d’atteinte. Il reporta son attention sur les deux démons.

L’un devait venir d’une famille très noble parce qu’il était vraiment hideux, l’autre était presque humain à part ses mandibules et ses pattes en trop, d’ailleurs il fixait l’ansurienne sur son épaule. D’un air préoccupé, presque inquiet.
Sa voix avait la douceur du raclement du couteau sur la pierre à aiguiser :


« Qu’est-ce qu’elle a ? Vous êtes qui, vous ? »

Ton limite agressif, mais paroles rassurantes : ils ne faisaient pas partie des chasseurs d’artificiers, et ils connaissaient l’ansurienne. Sauter sur l’occasion. Tant pis pour les principes, il y avait plus urgent.

« Elle est en manque. Ca a l’air grave… Moi… Je suis un ami à elle. »

Il avait dit tout ça en toute hâte, mais il resta perplexe en entendant ses paroles : sa voix s’éraillait complètement.
Les deux compères se consultaient du regard. Ils voyaient pas qu’il fallait se grouiller ? Elle pouvait mourir, et surtout… Il tourna la tête vers l’arrière et sentit son cœur faire un bond : le sam’hein et l’homme au tatouage venaient d’apparaître à l’angle de la rue !

« On est poursuivis ! Des mecs de la Coalition ! Elle est pas en état de se défendre… Et moi non plus ! »

Ils n’hésitèrent pas longtemps. La masse de muscles ambulante se plaça derrière eux, face aux nouveaux arrivants, dans une attitude protectrice vis-à-vis d’eux… Et l’autre fit pivoter la plaque d’égouts, libérant un passage obscur et malodorant…
[Les égoûts]




Une échelle, il usa ses dernières forces à maintenir la fille sur son dos sans tomber dans l’eau puante… Arrivé en bas, ses genoux lui firent défaut, et il s’affaissa au sol sans se soucier de l’état de propreté des lieux. De toute façon ses vêtements étaient déjà maculés de sang. Il n’y voyait absolument rien, tout était plongé dans les ténèbres. Le bruit de l’eau et les vapeurs qui en montaient ressortaient d’autant plus que les yeux étaient inutiles. L’ansurienne lâcha enfin prise, elle avait tant serré son poing que ses ongles l’avaient meurtri jusqu’au sang… Mais ça ne représentait pas grand-chose comparé à l’état général de délabrement de son corps. Il ne serait sans doute plus capable de se relever… Il tremblait d’épuisement.
Si elle avait repris conscience, elle ne semblait pas encore pouvoir s’exprimer.
Une lueur tremblotante grandissait, grandissait… Ca devait être un rêve…
Mais une voix étouffée surgit de derrière la lumière aveuglante, une menace dans un simple mot :


« Qui ? »
Il plissa désespérément les paupières et distingua un amoncellement de bandages : un lépreux, quelle surprise...

Il avait donné son vrai nom à la fille. Avec de la chance elle l’aurait oublié, elle n’avait pas l’air en pleine possession de ses moyens à ce moment là… S’il leur révélait son identité, cela représenterait un grand handicap par la suite. Savoir qui il était constituait le meilleur moyen de pression sur lui, on le retrouverait quel que soit le personnage qu’il adopte… Mais Lise aurait besoin de soins. Seule la guilde en prodiguait, c’était connu… Tôt ou tard il devrait faire appel à eux, et s’ils se rendaient compte qu’il leur avait menti…
De toute façon, il était grillé. Le sam’hein et les autres connaissaient son visage alors qu’il n’était même pas déguisé… Il l’avait contemplé d’assez prêt pour le repérer quel que soit les costumes qu’il adopterait… Son futur s’annonçait bien compromis, si il y avait un lendemain…

« Ayesha Oren’hill, fils de Guerfin, petit fils de Menroë... »

Restait à espérer qu’ils connaissaient l’ansurienne assez pour qu’on lui offre l’asile à lui aussi, quoi que ça n’ait rien d’évident…
Le lépreux à la torche remarqua alors l’autre corps recroquevillé contre le mur. Il s’approcha avec une célérité dont Ayesha ne l’aurait pas cru capable.


« Gzy ? C’est toi ? »


Voilà, désormais son salut dépendait entièrement de l’ansurienne… Mais si elle s\'appelait Gzy, pourquoi appeler ce nom durant sa crise ? Ca n’avait pas de sens.

Il glissait contre la pierre noire et suintante. Le contact, dur et glacial contre son dos, prit soudain une importance capitale.

Il cligna des yeux. Observer la réaction de Gzy. Il se sentait de plus en plus léger, comme si… Comme si les douleurs s’évanouissaient les unes après les autres. Pas moyen de se concentrer… Plus de fatigue, plus de peur… Le poids qui écrasait ses épaules disparut. Il était incapable de se souvenir ce que c’était, avait-il seulement éprouvé un jour cette émotion nommée la peine ? Le mot était vide, sonnait creux. Il ne se rappelait plus.

Le crachotement de la torche. Un effluve parfumé parmi les puanteurs ambiantes, du pin en train de brûler. Des cendres minuscules dansaient au dessus des flammèches. Le feu aurait dû lui évoquer quelque chose, mais quoi ? Le feu était joyeux, le feu était vivant.
Sursaut d’indignation, qu’est-ce qui lui arrivait ? Il se raccrocha à ce qui était important, au lépreux, aux bruits assourdis de l’extérieur, où un combat devait faire rage…

Mais plus rien n’était important.
Il perdit pied.

Quelque chose d’immense le toucha. Il ne sentit pas une aura, mais un contact bref, comme une vague le traversant. C’était si grand et si puissant. Et dévastateur. Une autre échelle…Trop différente pour être appréhendée par son pitoyable esprit. Il n’était pas minuscule à côté, il était insignifiant. Le raz de marée l’emporta.
Sa substance fut aspirée au dehors, comme prise dans le remous provoqué par le passage de Cela.

La pierre noire, usée lentement par le passage des eaux, était animée d’une pulsation sourde. Elle occupait l’espace, suivait sa lente évolution minérale. Des réactions chimiques opéraient des transformations profondes, quoi qu’invisibles, de sa nature. Le spectacle de la cristallisation était fascinant, un abime, une porte sur une autre temporalité. Mais il y avait l’eau aussi, l’eau courante, qui charriait les déchets de tout Mélandre. Elle grouillait de vie, les particules suspendues servaient de festin à une myriade de bactéries et organismes divers. La vie pullulait, et recyclait la matière, purifiant l’élément aquatique. Ce magma primitif n’abritait ni plantes ni animaux, il n’y avait pas de souffle et pas de lumière dans les eaux des égouts.
Et l’air, lourd, jamais remué, jamais évacué, respiré par la profusion d’êtres vivants qui le chargeaient d’odeurs. Il enveloppait tout.

Il était pierre, eau, air, il s’étendait, il était la vie et vibrait devant la beauté, la complexité de sa diversité. Il n’avait pas la capacité de s’étirer comme ça, mais quelle importance, il se dispersait dans une multitude de parcelles de vie, ça palpitait, doucement, à l’unisson, comme un cœur infini qui eut uni chaque chose aux autres.

Des petites étincelles attirèrent un instant son attention, furtives, nerveuses. Elles ne représentaient rien face au grand courant et pourtant elles nageaient à sa surface. Le rat était ouvert. Une sonde ambulante des choses qui l’entouraient. Les précédentes ne regardaient pas, elles étaient, le rongeur quand à lui reniflait, tournait partout ses petits yeux ronds avec un seul impératif : survivre. Une multitude de besoins s’imposaient à sa conscience ténue, tous plus urgents, tous plus vitaux.

Ne pas s’attarder sur le particulier. Il oublia le rat, petite flamme parmi tant d’autres. La lumière du feu l’attira un instant, la présence derrière, une souffrance permanente. Rongé par la lèpre. C’était vivant, mais à quel prix ! Un corps en train de pourrir, et pourtant toujours habité. L’homme était conscient de lui-même. Mais cela occupait son esprit et il perdait de vue le lien avec le reste, le bouillonnement dont il était issu. Il évita sa conscience. Un mince souvenir de danger.


Il se dévidait peu à peu. Ca n’avait pas d’importance. C’était l’ordre des choses. Une mélodie capta son attention. Un être qui vibrait à son propre rythme. Le contact était risqué, la tentation trop grande. Il plongea dans l’obscurité. Rien ? Si, cela vivait. Une source qui brillait fort, semblant retrouver ses forces. Mais derrière elle, une autre s’était presque tarie. Elles s’entremêlaient l’une à l’autre, au point de paraître indissociables. Et pourtant elles étaient deux, uniques, différentes. Ca n’était pas normal. Il y avait trop de monde dans cette simple carcasse. Au fond, tout au fond, d’autres survivaient, rêvant de remonter vers la lumière.


Quelque part, un fil cassa. Il reprit soudain conscience de lui-même, et de sa faiblesse. Il ne parvenait plus à saisir ses limites, à se reconstituer. Il se dissipait. Il voulut s’échapper, mais il ne savait pas comment sortir de ce corps. Il avait oublié comment il y était rentré. Il força, se heurta à une résistance. Pas de sortie. Juste les ténèbres. Une plainte lui échappa, exprimant sa détresse. Il avait oublié, mais il sentait la nécessité de rentrer, de revenir à présent, il se sentait appelé, par-delà de l’obscurité qui le maintenait prisonnier.

[Pour Touik:
Spoiler:
 

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Maelianna Audulan
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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Mar 26 Fév - 12:00

[Grey - Maelianna... entre (beaucoup d') autres !]
[Place du marché]


Alors que la fatigue se ressentait plus que jamais, en dépit des sentiments qu'elle ressentait à l'instant même, la magicienne sentit comme un grand trouble. Sa fatigue s'estompa d'un seul coup, comme si elle n'avait pas fait un seul sort de la journée, retrouvant pleine possession de ses moyens. Mais que se passait-il par tous les dieux ? La réponse ne tarda pas à venir : Une gigantesque aura venait de secouer tout le monde connu. Non... ça ne pouvait être l'aura d'un mortel... elle était... si... puissante... presque... monstrueuse...

- Meelie qu'est-ce qui...?


La question s'interrompit d'elle même alors qu'un flash lumineux, semblable à un éclair, traverser les cieux, très loin de là, vers l'Ouest de la ville. La jeune femme était comme désarçonnée ; elle se mit à trembler de tout son corps, jusqu'à ce qu'elle comprenne pourquoi elle réagissait ainsi : cette sensation elle l'avait déjà sentit, il y a de cela quinze ans...

Lors de l'attaque du dragon flamboyant...

Le sol semblait réagir à son tour face à un tel déferlement magique et trembla à son tour, destabilisant les gens, provoquant fissures et effondrements sur les batiments qui menaçaient de s'écrouler sur la population à leurs pieds. Le seïsme ne dura que quelques secondes, qui parurent pourtant une éternité. Enfin la secousse stoppa, laissant la jeune femme dans le plus profond désarroi : elle savait, comme tous ici présent, ce qui advint des Thaltos et des Lunarticiah il y a quinze ans... l'histoire commençait déjà à se répéter... allait-IL revenir à nouveau en consumant tout sur son sillage ?

- Ça va mon amour ?

La jeune femme ne cessait plus de trembler. Une peur sans nom semblait s'être emparée d'elle. Elle affichait une mine apeurée, telle une gamine qui se réveillait après un cauchemar... sauf qu'il commençait à peine dans le cas présent.

-C'est comme il y a quinze ans... il va revenir Grey... lui ou un de ses semblable... Ce furent les même signes annonciateurs de la venu du dragon flamboyant... qu'est ce qu'on peut faire ?? De nombreux mages sont morts pour sauver Initium des flammes autrefois... on est pas de taille... mais je ne peux pas laisser tous ces gens ici sachant le destin qui nous frappera tous si on ne fait rien... je ne... hein ?

La magicienne se tut soudain. Prise de panique, elle venait à peine de saisir ce que l'hellbereth venait de lui dire. Son coeur tresaillit, tandis que la jeune femme changea radicalement d'expression. Ses yeux fixèrent ceux de Grey, alors que dans son corps, une flamme qui mit tant de temps à s'allumer, brilla comme une nouvelle lueur d'espoir. Son visage s'approcha de celui de Grey, avec lenteur, comme si chaque millimètre était toujours plus dur à franchir.
Puis les lèvres fraiches de la jeune femme rencontrères celles plus chaudes de l'Hellbereth... le temps semblait n'avoir plus court. Plus rien n'existait autour d'eux. Une seule chose s'imposait maintenant dans les pensées de la lunarticiah...

Elle aimait... et elle était aimé...

[Et ben voilà... il en aura fallu du temps pour conclure XD l'amour rend vraiment aveugle !]

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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Mar 26 Fév - 16:02

[Retep seul parmi tant d'autres]
[Une ruelle aux abords de la place du marché.]


Ca avait été monstrueux. Alors que rien ne le laissait prévoir, toutes les lumières naturelles s'étaient éteintes, comme si le monde pleurait la folie de ses enfants, et puis il y avait eu cette vague, comme si la peur et la souffrances engendrées par cette nuit l'avaient soudain traversé, lui, l'arachnide si égoïste et détaché. Il s'était mis à trembler, peinant à retenir des sanglots de désespoir. Les même sanglots qu'il y a 15 ans, les même douleurs qu'à la mort de Garad. Il sentait une brûlure sur sa hanche, il regarda son sabre s'entourer d'éclairs, comme un barrage d'électricité statique, mais si puissant que c'était visible. Cette vague, c'était de la magie... Et pas n'importe laquelle. Il se rappelait en avoir entendu parler, des armes enchantées étaient devenues folles à l'arrivée du dragon flamboyant. Il s'appuya dos au mur le plus proche.

C'est là que tout se mit à trembler. Impossible... C'était impossible, il ne pouvait pas revenir... Retep ne voulait pas que le dragon revienne, ni lui ni ses semblables. Le fléau des mers ne voulait pas être éclipsé par le fléau du monde. En fait... Il en avait peur, depuis longtemps il n'avait pas ressenti ce sentiment... La peur. Un gros pan de mur s'écrasa à côté de lui. Il s'écarta vers la place, plus les murs étaient loin, moins il y avait de risques. Il bouscula quelqu'un, machinalement il en profita pour lui faire les poches, son corps fonctionnait par automatisme. Et soudain ce fut fini. Il ne lui restait plus qu'une impression de vide après ce torrent d'émotions, il rangea la bourse dans sa veste et tâta son côté gauche. La chair était sensible, il souleva ses vêtements et regarda la marque rouge le long de son sabre. Un mouvement de panique commença à se reformer parmi les personnes encore présentes.
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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Mar 26 Fév - 16:21

[Grey - Maelianna... entre (beaucoup d') autres !]
[Place du marché]



Elle tremblait, comme un chiot transit de froid elle tremblait. Et puis les mots sortirent de sa bouche en flots, il fallait qu'elle libère ses craintes, ses peines et ses peurs, tous ces sentiments qu'elle enfouissait, ils rejaillissaient sans ses paroles.

-C'est comme il y a quinze ans... il va
revenir Grey... lui ou un de ses semblable... Ce furent les même signes
annonciateurs de la venu du dragon flamboyant... qu'est ce qu'on peut
faire ?? De nombreux mages sont morts pour sauver Initium des flammes
autrefois... on est pas de taille... mais je ne peux pas laisser tous
ces gens ici sachant le destin qui nous frappera tous si on ne fait
rien... je ne... hein ?

Les mages étaient moins puissants et moins nombreux qu'à l'époque c'est vrai, mais en l'état des choses elle ne pouvait rien faire de plus que ce qu'elle avait déjà fait ce soir. Et elle s'interrompit brusquement... Il se demanda ce qui se passait, le regard de la femme changea. Ses dernières paroles revinrent résonner dans son crâne. Sous le coup de tout ça il n'avait pas surveillé ses paroles... Les mots étaient sortis seuls, sans qu'il y fasse attention. Elle se rapprochait peu à peu, elle éprouvait donc les mêmes sentiments, les mêmes... Ses pensées se perdirent quand leurs lèvres se rencontrèrent, elle l'embrassait, il lui rendit son baiser. De toute cette peine et cette destruction devait donc ressortir quelque chose de positif?

Les yeux dans sa tête se moquèrent de lui, il était perdu au milieu de deux flots contradictoires. Le bonheur de ce qui se passait avec Meelie, et le malheur de tout ce qui était autour. Le baiser s'interrompit. Il resta là, contre elle, caressant ses cheveux. La puanteur de la mort et des flammes autour semblait disparaitre sous le parfum de la lunarticiah.


"On ne peut rien y faire..."

Les seuls mots qui lui étaient venus. Une réponse à la question de la lunarticiah ou une excuse parce qu'il se sentait coupable d'être heureux au milieu de tout ça?

"On ne peut faire plus dans l'immédiat que ce qu'on faisait... Seuls nous sommes insignifiants face à un dragon... Et même les centaines d'âmes qui se sont sacrifié pour le détourner étaient à peine plus qu'une tape sur les doigts d'un enfant..."

Sa voix se brisa.

"On ne peut rien faire, mais si tu veux tenter quelque chose je te suivrais quand même. Sur ma vie et mon honneur je te suivrais jusqu'au fond d'Elfero si il le fallait, jusqu'au trône de Mohad lui même..."
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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Mar 26 Fév - 20:41

[Arkhxas bien entouré !]
[Place du marché]



Arkhxas ne put connaitre a quel point sa réaction était désespéré. Dans sa hate il ne remarqua pas tout de suite la cécité du ciel. La déesse nocturne enlaçait plus fort encore la voute céleste. Les 3 reines ainsi que leurs nombreuses filles s'étaient éteintes, laissant le ciel comme vétu d'une méchante toge sombre. Mais rapidement, tout le monde fut prit de secousses, le sol s'ébranlait a plusieurs endroits, comme si Initum grondait dans son for intérieur. Arkhxas dut se laisser timber au sol, se retenant sur ses quatres membres, comme abattu par une force inébranlable, lui otant toute énergie. Bien vite, il ne fallut que quelques instants, c'est un élan nouveau qui emplit son coeur, une flamme consumait son ame, un souffle vrombissait dans ses poumons, un torrent cristallin débordait de son lit dans chacune de ses veines... Pourtant cette ataraxie fut bien brève, revenant a la réalité. En effet, tout être foulant Initium depuis 15 ans reconnaitrait cette vague qui se déversait. Tous, connaissait cette vigueur qui suscitait envie et effroi.
Arkhxas accourut au bord de la place, dont le petit balcon, quand il avait encore une architecture convenable, plongeait sur toute la citée, pour tenter d'apercevoir une tâche horreur, comme un éclair de fatalité, qui aurait déchiré l'harmonie du ciel chagrin. Rien, l'Eden gardait sa façade triste. Mélandre semblait appaisée a présent, la paix nocturne a peine troublée par quelques brasiers troublant les rues. Mais cette nuit apportait son lot de tristesses, et les édifices massifs et travaillés semblaient avoir été touchés par un siècle de désolation en l'espace de minutes!

A peine la moitié d'une minute, ce séisme s'était éteint après une vingtaine de secondes a peine, comme pour prévenir un retour a la sérénité de la citée. Mais l'angoisse devait maintenant embrumé les regards et les coeurs. Tous savaient ce que cela signifiait. Le Myriennate pensa tout de suite a ses semblables, qui devaient se trouver dans un état lamentable, en constatant l'état de Terre notre mère. Il devrait retourner sur ces Terres au plus vite.
Mais pas pour le moment, il restait beaucoup a faire. Et seul il n'y arrivera pas. Il avait totalement oublié ce Sinnode, cette homme sombre qui menaçait l'harmonie de Mélandre, de sa charmante compagne et de tous qui ce trouvaient en ce moment en ce lieu. Le Destin avait-il voulut qu'ils se trouvent tous ici. La voix céleste aurait-elle fait avancer ses pions dans l'optique de satisfaire ses désirs ? Le jeune archer ne savait qu'en penser. Il se retourna vivement, admirant les survivants de cette catastrophe et ceux qui étaient encore la, pour diverses raisons.

[HRPG: Une réaction de Bonnie and Clyde ? Ou même des troupes en charge de les arréter ? On a une date butoire pour poster et conclure ? Déja une voie dans laquelle avancer ?]
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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Mar 26 Fév - 21:56

Courir.
Plus vite.
Toujours.
Hésiter, repartir.
Les rues défilaient sans logiques dans l'epsrit du Myriennate.
Angal semblait s'y retrouver...

Un arrêt.
Un éclair.
Un Ansuirien. Deux Arachindes.
L'homme les vit et sauta immédiatement dans la bouche d'égout ouverte à ses pieds.
L'un des deux autres se plaça devant l'entrée, leur interdisant le passage.

-Je ne sais pas toi, mais refaire un séjours dans là dedans ne me dit rien... chuchota Das Irrlciht.

L'arachnide s'approchait à présent, menaçant.
Un regard à Angal.
La fatigue se chargeait elle même de maintenir à distance ses pulsions.
Il n'avait pas envie de se battre.
Pas de cette façon.

pas aujourd'hui.
Il le tuerait en douceur.
Un regard autour de lui.
Des murs. De la pierre rugueuse.
Das y râcla sa main.

*Multiplication de l'hématie*
Les deux flux en son corps pulsaient à l'unisson.
*nouvelle multiplication*
La trace au mur s'étendit, et devint liens.
L'arachnide s'arrêta.
Inquiétant comme phénomène.
Une pulsation.
Le sang jallit du mur, créant des globules à mesure de l'expansion.
Pied et poing liés, étendu au soil, l'Arachnide se contenta de les fixer stupidement, peinant à comprendre ce qui lui arrivait.
Das joignit les mains.
Il se représenta le coeur de l'arachnide.

Contraction maximum

Stupeur.

Les vaisseaux et capilaires liés au coeur se contractèrent de la même façon.
Dilatation. violente et totale.
Sous l'afflux de sang, de nombreux vaisseaux éclatèrent.

Du sang coulait de sa bouche, se joignant au sang lui entravait ses membres.

Localisation de la carotide.
Un trou. Deux.

Une déchirure.

Il pleurait des larmes de sang. Celui ci lui sortait par tous les orifices de la têtes.

Contraction définitive du myocarde.

Un raidissment.
Il était mort.



Das rouvrit les yeux, les portant sur Angal.
Un sourire mélancolique vint assombrir ses traits.
Les souvenirs parasitaient ses pensées.
Son maître...
L'autre arachnide arrivait à présent.
Les liens de sang se dissolvaient.

légèrement éssouflé, Das se remit en position de combat.
Sans envie.
Rien qu'une immense lassitude.
S'il le fallait, il le ferait de nouveau.
Le tout constituait dans le fait que l'autre soit repsonsable de sa mort par les battements de son propre coeur, comme son frère de race...
Nouveau regard sur le Sam'Hein.


Une pulsion.
Non.
Bien plus.
Un énrome afflux de peur dans le coeur de chaque créature vivante.
Une aura.
Les ténèbres.

*Non...
Pas lui...*

La terreur dilatait les pupilles du Myriennate.
Une terreur anormale, violente et incontrôlée.
Une goutte de sueur froide lui coula le long du dos.

Pour une raison qu'il ignorait, il avait toujorus été particulièrement sensible à cette aura...
Les spivenirs affluaient. Douloureux.
La première fois qu'il l'avait ressentie, alors qu'il venait d'être bannis.
la rencontre avec son maître, deux heures plus tard.
Il halletait.
Le vide soudain...
L'aura avait disparue.
Ses sensations revinrent.
Angal se batatnt à ses côtés, le cadavre à ses pieds, le sang sur les murs et au sol, sa présence minuscule en ce monde...
Il avait d'hurler. De se taire. De tuer. De se tuer...
L'aura avait disparue d'un coup.
La terreur reflua avec elle.
Redevenant progressivement maître de ses émotions, Das regarda le ciel.

*Pas lui...*


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Ezéchiel Sheryde
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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Mer 27 Fév - 4:46

[Ezéchiel Sheryde-Lothianyth Til'Sayan-Erian Sal'Hem]
[toujours à l'abri dans leur restaurant...]




[Waaah... Vive les pavés...]

Décidément, l’arachnide ne manquait pas de prestance. Voir même d’une certaine morgue. S’asseyant sans plus de manières parmi eux, il répondait avec mordant à Til’Sayan, comme s’il cherchait jusqu’où il pouvait l’agacer avant de susciter son courroux… Une telle témérité forçait l’admiration, ou bien c’était de la stupidité… Ezéchiel ne craignait pas le jeune dirigeant… Mais il n’aurait pas aimé l’avoir comme ennemi, quand même.

Ce petit jeu fut interrompu par les échos d’une voix chaleureuse, envoutante… Aux paroles pleines de fiel. Amplifiée magiquement, par un procédé qu’il aurait aimé étudier en d’autres circonstances. Il coupa court aux hypothèses qui se précipitaient dans son cerveau sur le type d’enchantement qui pouvait en être responsable : le contenu du discours lui fit perdre momentanément toute envie d’étudier, ce qui représentait pour lui un état inquiétant…

Le Synode. Il ne connaissait pas cette organisation jusqu’alors, mais ce nom resterait gravé dans sa mémoire. Des mots vides, juste là pour attiser la haine et l’ambition. Illumination, Vérité. Combien ces mots avaient causés de morts, combien ces mots avaient pervertis d’esprits, combien ces mots avaient anéantis d’espoirs ? Ils sonnaient bien, pourtant ! Avec Justice et Vertu. Mais dans leur sillage viendraient Terreur et Carnage…



C’était facile d’encourager les plus vils penchants des gens. De leur promettre monts et merveilles. Et de détruire au lieu de construire… Magnifique programme politique : éliminer les impurs, quels impurs ? S’agissait-il de thèses racistes ? Purifier de l’intolérance. Deux termes qui collaient pas très bien ensemble… En général les gens tolérants ne parlaient pas de purification…Des politiques corrompus… Tiens, c’était de lui qu’on parlait, non ? La lassitude l’envahit. Comme si diriger était facile, et qu’il se remplissait les poches au passage ! Qu’est-ce que les gens allaient s’imaginer ? C’était pour eux qu’il gouvernait, pas pour lui ! Mais ces ingrats ignoraient ce que signifiait le poids des responsabilités. Lorsqu’on se retrouvait avec deux choix qui semblaient aussi immoraux l’un que l’autre, et qu’il fallait trancher, dire ce qui vaudrait le mieux, pour l’avenir du peuple…Il se faisait parfois l’effet d’un marlouk de trait, tentant de tirer sa cité hors d’une ornière… Mais voilà, certains jugeaient plus adapté d’accuser l’animal des problèmes qu’ils subissaient, et de l'éliminer… Qu’ils se débrouillent tous seuls pour sortir de leur bourbier !

Bien sûr, quoi de mieux qu’un gouvernement autoritaire et répressif pour éviter ce genre d’ennuis, les révoltes, les conflits, les revendications… Se débarrasser de « toute nuisance à l’égard de celui-ci ». Ils auraient la paix, ça oui, mais à quel prix ?
Et pourtant, malgré la folie qui faisait vibrer cette voix, ils écouteraient. Malgré la raison qui criait au mensonge, ils rêveraient de bouleversements, de puissance. Ils rêveraient et se joindraient au mouvement en quête de gloire. Ils rêveraient et se soumettraient. Parce que le sang et la mort, la peur et le désir fascinaient. Parce que l’espoir et la haine étaient les fils qui gouvernaient les marionnettes humaines…
Il avait vu le fanatisme s’emparer d’un peuple entier, les familles se déchirer, les proches s’entretuer, au nom de ces mêmes valeurs. La Vérité. La Vertu. La Justice. Et le mysticisme qui faisait trembler cette voix, s’il prenait d’autres formes, s’il visait d’autres fins, restait le même. Il ne se faisait pas d’illusions. Les gens d’ici ne valaient pas mieux que ceux de là bas. La folie les guettait tous, attendant le faux pas, l’embrasement favorable. Et les incendies se propageant de maison en maison, les corps sur lesquels on trébuchait, les gens qui se bousculaient comme des bêtes pour s’échapper… Elle était là déjà, sombre muse aux ongles acérés, elle étendait ses mains sur la ville, son rire moqueur chanté par des centaines de voix stridentes, de voix hurlantes, de voix sanglotantes.

Ce type savait parfaitement ce qu’il faisait. Un manipulateur de première. On disait le lunarticiah insensible, mais débordant tous les barrages de tempérance qu’il s’était forgé au long des années, la haine l’envahit. Il les connaissait, les gourous, les agitateurs, ceux qui savaient si bien remuer les entrailles des hommes pour en exhaler les pires sentiments. Et jamais il ne les laisserait s’accaparer le pouvoir, briser l’harmonie qu’ils avaient tenté de mettre en place depuis quinze ans, réduire à néant tous les efforts déployés pour reconstruire un monde, un après, un avenir. L’aveuglement, l’obscurantisme, la barbarie, le fanatisme, toute cette ombre qui se cachait derrière de belles paroles, il avait consacré sa vie à la combattre. Par le savoir, la raison, et quelque fois des moyens plus radicaux. Il était prêt à recommencer. Pour ses citoyens de Thélus, pour les autres, pour lui-même. Pour ne plus jamais voir les mêmes atrocités se répéter.



Erian semblait bouillir lui aussi. Quelque chose dans ses yeux s’était terni, une étincelle avait disparu, malgré le ton toujours badin de sa conversation. Malgré tous ses reproches silencieux et l’agacement que lui causait d’ordinaire l’insouciance du thaltos, Ezéchiel regrettait presque sa naïveté joyeuse. Après tout, un monde où tout le monde nagerait dans le bonheur, pourrait se consacrer à des choses futiles sans avoir l’esprit encombré de questions de survie ou de souvenirs traumatisants, c’est ce qu’ils auraient aimé créer… Le thaltos était juste un peu trop en avance… Il n'était pas né à la bonne époque.


Enfin, heureusement pour lui on n’en était pas encore là… Un monde tout rose plein de paillettes, quel cauchemar ! Comment avait-il seulement pu imaginer qu’il voulait une chose pareille ? Une bibliothèque bien poussiéreuse et un peu de tranquillité, voilà quel était son idéal...


Erian s’adressa finalement à l’étrange arachnide, qui devait donc être une connaissance, voir un de ses hommes… Il n’avait pourtant pas l’allure d’un marchand. Nommé Fikram, il était chargé de se renseigner sur le commanditaire déclaré des attentats… Cela fournit un nouveau sujet de réflexion à son esprit affamé qui fut ravi de se détourner des violentes impulsions qui l’avaient agité quelques instants plus tôt. La raison seule était digne d’être suivie. S’abaisser à haïr ses ennemis risquait de le faire tomber dans le même piège.

La ville marchande disposait bien d’une garde, plutôt réduite, alors suffisait-elle à faire régner l’ordre ? Sur quoi, sur qui Erian s’appuyait-il pour gouverner ? Il s’était toujours contenté de croire que l’insouciant dirigeant laissait vivre le désordre dans une certaine mesure, tant qu’il restait favorable aux affaires… Explication simpliste qui n’avait rien de satisfaisant. Il y avait un point à éclaircir là derrière, bien qu’il ignore encore lequel. Fikram n’avait ni l’allure d’un garde ni celle d’un commerçant, d’un conseiller, d’un barde non plus… Il ne s’était jamais vraiment demandé qui d’autre pouvait fréquenter Erian, ça ne l’intéressait pas outre mesure, de fourrer son nez dans les affaires des autres. Mais l’arrogant arachnide avait piqué sa curiosité.

Il parut prendre l’ordre avec calme, proposant une première analyse de la situation, et ajoutant avec un sourire « Ca va être marrant. » sauta par la fenêtre…
Sacré personnage. Et bien informé avec ça… Il prétendait avoir entendu parler du Synode ? Et le dirigeant de Thélus n’aurait jamais entendu ce nom ? Ca n’était pas si surprenant, au fond, il le vérifiait souvent : être au sommet de la hiérarchie c’était être le dernier informé…



Il fallut ensuite attendre. Les minutes s’égrainaient, interminables alors que dehors régnait l’anarchie. La fatigue montait en lui, une lassitude profonde, une envie de tout oublier quelques instants. De sombrer. Ca ne lui ressemblait pas de se laisser aller comme ça… Enfin, un officier se présenta, et délivra un rapport des dégâts, des pertes, des victimes. Ezéchiel n’écoutait que d’une oreille. Un nom pourtant attira son attention. Astaroche Asran. Il se souvenait d’elle, une thielle magnifique et puissante, dotée d’un talent exceptionnel. Et d’une ambition à la hauteur de celui-ci…Comme beaucoup, il avait d’abord été séduit par sa vivacité, son don pour manier les mots et ses capacités en alchimie…Il se sentait toujours proche de ceux qui partageaient sa passion. Son égoïsme et sa méchanceté savaient se dissimuler derrière une bonne dose d’hypocrisie efficace. Elle était restée au Sénacle durant des années, se faisant remarquer par son arrivisme et son incroyable potentiel. Mais elle allait trop loin dans ses expériences, elle ne connaissait pas de limites. Ezéchiel avait vu les extrémités auxquelles peuvent être conduits les scientifiques grisés par leur propre pouvoir…Quelles monstruosités, quelles entorses à la nature la magie ne pouvait-elle pas engendrer ? Il l’avait rappelée à l’ordre sans succès. Son comportement s’était même aggravé. Il avait alors fait pression sur le Sénacle pour qu’on la renvoie : ils n’étaient pas sensés abriter des individus sans scrupules. Mais malgré l’antipathie qu’elle inspirait autour d’elle, de nombreuses résistances s’étaient opposées. Elle était indispensable à la bonne menée des recherches, disait-on…De la faiblesse, oui… Il n’y avait pas d’entorse à faire à ces principes à la base même de leur organisation : l’intérêt général devait être la seule préoccupation des membres du Sénacle. Finalement, elle avait disparut du jour au lendemain…Elle avait surement fini par épuiser tout le profit qu’elle pouvait tirer de sa situation… Voilà donc qu’elle réapparaissait pour s’opposer à la Coalition. Valaron devait lui promettre des moyens encore plus considérables… Quel gâchis…


Il fut soudain prit d’un improbable long bâillement qu’il dissimula maladroitement de sa main blanche en un geste qui ne lui était pas habituel. Lui, l’insomniaque notoire, il sentit ses paupières devenir lourdes, irrésistiblement…Il tomba dans un sommeil dénaturé, vide, ténébreux…Où même ses cauchemars s’évanouissaient dans l’obscurité. Cela ne dura qu’un instant. Un sursaut et il émergea, confus, écartant ses cheveux de son visage qu’ils avaient couvert comme un rideau neigeux durant son assoupissement… Le mieux était de faire comme si de rien n’était, avec de la chance, les autres dirigeants n’auraient rien remarqué…Ca tenait de l’incident diplomatique de dormir alors qu’une ville était attaquée… Sans compter que ça cassait toute son image…


Ce qu’il sentit alors fit passer au dernier plan sa dignité outragée de lunarticiah… Une puissance dépassant l’imagination s’approchait. Une puissance capable de balayer tout sur son passage. Au moment où il la reconnaissait, l’aura du Dragon le submergea, ramenant à la surface les souvenirs honnis, la somme des souffrances. Il était lunarticiah, la race magique par excellence, et avait vécu et appris beaucoup… Mais le tsunami de pouvoir qui le traversait aurait pu éteindre le sien comme on mouche une bougie. La vague poursuivit sa route, semant la terreur sur son passage, et le laissa sans forces.

Il pouvait difficilement pâlir davantage, mais ses yeux devaient exprimer une émotion qu’il avait rarement ressenti : une peur panique. Il croisa le regard d’Erian et de Lothianyth. La même pensée se lisait sur leurs visages. Rysenn avait vu juste. Cette fois encore. Pour le malheur du monde.


La terre se mit à trembler.

_________________

¤¤ Dirigeant de la cité de Thélus ¤¤


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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Mer 27 Fév - 8:59

[Ayesha Oren'Hill - Touik Gzy Wulfiim]
[Entre la vie et la mort - dans les égouts il parait]



- Gzy ? C'est toi ?
*Entre autres...*

Le lépreux s'approcha, l'ansurien s'affaissa. Le malade s'accroupit auprès du corps encore un peu près sain. C'est à lui que revenait le rôle du médecin en cette occasion. Gestes experts, rapidité et agilité. Touik relâcha lentement tout l'air que contenaient ses poumons, soulagée. Elle était sauvée, elle se relèverait de cela, comme de tout auparavant. Une sensation d'immortalité la saisit, elle avait soudain l'impression d'être la seule à pouvoir décider du moment précis où elle monterait vers les étoiles à son tour, et bien accompagnée. La pointe de l'aiguille scintilla dans l'obscur boyau de l'égout. Un reflet métallique et froid qui pourtant allait la tirer de ce mauvais pas. De cet état insupportable de faiblesse et d'impuissance. Elle allait lui rapporter l'énergie de vivre. Peut être rien que pour un instant... Donc autant saisir cet instant. Instinctivement elle serra le poing. Le liquide limpide monta dans le tube translucide. Elle ne quittait pas la seringue des yeux. Accrochée au dernier besoin de son corps. Préoccupation purement égoïste. Ainsi vivent et meurent tous les êtres vivants de ce monde et des autres. La main sûre du lépreux saisit la bras inanimé de la jeune femme. La pointe chercha une veine, la trouva. Une montée vers la lumière, une bouffée d'air avant de sombrer de nouveau dans les eaux troubles de l'existance, un voyage aux milles escales dans l'infinie imagination de l'être et de ses sens.

Des paysages utopiques défilèrent : une immence plaine que parcourait l'ombre paisible des nuages, de dociles bêtes de somme broutaient l'herbe verte, regard bovin, machoire tombante. Soudaint l'une d'entre elles leva la tête et flaira l'air, apparament inquiète. Puis une haute montagne aux sommets enneigés apparut, avec ses sentiers à flanc de roc qu'un troupeau au pied sûr parcourait, vif et agile. Mais une secousse survint, tout un pan du mont s'écroula sur les animaux malchanceux. Pas le temps de s'arrêter, elle survolait une forêt verdoyante qui abritait dans ses feuillages milles oiseaux colorés aux chants ennivrants, une douce brise agitait les branches comme si les arbres saluaient le passage de la jeune femme. Mais d'un coup les piaillements mélodiques se turent, les hordes plumées prirent leur envol dans le désordre le plus complet. Le décor changea encore un fois, elle nageait aux fonds d'un océan bleu et vivant, du plus petit coquillage au plus énorme léviathan, tous dançaient le ballet des habitants des eaux sur l'envoutante musique du bruissement de l'eau. Mais les fonds s'agitèrent, le sable les tapissant s'anima et engloutit les danceurs. Un flash et la vision d'un volcan prit la place des tréfonds marins. Des gerbes de feu jaillissaient de ses flancs, un splendide spectacle de lumière, un exemple parfait de la destruction à l'oeuvre.

Le noir revint. Le calme avec lui. La seringue enfoncée dans son avant bras était encore pleine. Le lépreux avait placé son pouce sur le piston. D'un geste vif la jeune femme lui saisit le poignet.


- Une suffira, ça fait cinq ans... C'est l'overdose que tu me prépares là, pas le salut.
- Mais, c'est la première...

La première ? Mais alors, d'où provenait ces hallucinations si elles n'étaient pas le fruit de l'Ïnroë ? Et comment avait elle pu recouvrir son énergie aussi vite ? Elle se sentait en toute puissance sur son corps, en pleine possession de ses moyens. La terre fredonnait une étrange chanson. Une symphonie funèbre et pourtant tellement belle. Les bas-fonds de Mélandre vibraient tout entiers de ce son sourd et pénétrant. Toute la terre d'Initium s'était mise à chanter cette complainte annonciatrice d'une ère nouvelle... L'ansurienne posa sa main sur la bouche puruleuse du lépreux l'incitant au silence. La torche de ce dernier fut soufflée, le néant reprit ses droits sur les souterrains que l'homme avait dans sa bêtise tenté de dompter.

- Écoute.

Ordonna-t-elle. Elle ne s'expliquait pas les présents événements, mais nul besoin de ça pour les vivre tout de même. Elle ferma les yeux, bercée par la mélodie des abisses.

Un contact désagréable la tira de son extase musicale. Plus que désagréable : violent, agressif et pourtant pas inconnu. Elle laissa échapper un cri mélangeant surprise et douleur. Son crâne la brûlait de nouveau. Il la torturait de cette manière qui lui était maintenant si famillière. La seringue, elle, était encore pleine. Sans hésiter elle la prit et en vida le contenu qui vint se mêler au liquide rouge qui galope dans ses veines. Il voyagea et emporta la souffrance. Il emporta l'énergie avec.

*Qu'est ce que c'était ? ... Je sens quelque chose de nouveau...*

Elle remarqua pour la première fois le corps affalé contre le mur lui faisant face. Celui de l'homme qui l'avait soutenue jusqu'ici. Celui dont la fille attendait le retour dans l'appréhension. Celui qui était poursuivi par le même Sam'Hein qu'elle. Celui qui l'avait probablement sauvée. Et sauvé Gzy. Et tous les autres. Elle s'approcha de l'être inanimé. Il semblait étrangement serein. Et froid. Quelque chose tentait de remonter en elle. Non c'était quelqu'un. Une âme étrangère qui voulait sortir. Elle était en détresse et le faisait savoir : l'encéphale de la jeune femme était en feu, ses nerfs à vif.

*Arrête ! Arrête, tu me fais mal ! Qui es tu ? Qu'est ce que tu fais là ? Je n'ai tué personne ! ... Si il est là c'est bien qu'il est mort Touik... Je ne l'ai pas tué ! Il doit sortir ! Arg ! Arrête !*

Elle se prit la tête dans les mains. Pourquoi ? Pourquoi les âmes mourantes ne rejoignaient-t-elles pas les cieux en sa présence ? Elle avait la nausée. Elle s'éloigna dans le couloir, chancelante. Elle s'appuya au mur. Elle avait envie de vomir. Il fallait qu'il sorte. Qu'il lui faisait mal ! Revenant vers le corps privé de volonté, elle pris le pouls de l'homme, du moins de sa coquille. Faible mais présent.

*Tu es vivant ! Va t'en ! Tu me fais mal ! Sors ! Quel est ton nom ? Sors ! Retourne dans ton propre habitacle ! Le mien est déjà surpeuplé ! Va t'en !*

Une nouvelle vague de douleur monta, plus tranchante. Touik tomba à genoux. Elle gémit :

- Ayesha...

Oui c'était le nom de l'homme. Celui que lui avait donné cette petite fille, celui que lui même avait clamé au lépreux tout à l'heure.

- AYESHA !

Dans un sursaut violent, toute sensation disparut. L'ansureinne se laissa tomber en arrière. Les yeux de son compagnon s'ouvrirent. Ils n'étaient pas vides. On y lisait le soulagement de l'âme retrouvant sa demeure habituelle. Ils se fixèrent, sans un mot. Un silence qui faisait du bien à tout le monde. Touik sourit. Elle se retint même d'éclater de rire. Ses nerfs se décrispaient enfin. Elle était parvenue à un tel état de fatigue qu'elle ne la sentait plus du tout. Elle posa deux doigts sur le front de l'ansurien, exténué lui aussi.

- Tu es bien mieux ici, crois moi.


Dernière édition par Touik Gzy Wulfiim le Mar 4 Mar - 6:14, édité 1 fois
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Erian Sal'Hem
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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Mer 27 Fév - 16:38

[ Erian Sal'hem - Lothianyth Til'Sayan - Ezechiel Scheryde ]
[Au Joyeux Mélandrin]


[HRP : Oki Touik ! Vous vous êtes arrangés c'est parfait ! Sinon Pour les autres dirigeants, veuillez lire ceci :
Spoiler:
 
]

Tout semballait ! Tout devenait aussi noir que le ciel nocturne dans l'esprit du Thaltos. Il l'avait sentit, cette vague d'enèrgie qui fit trembler son corps, son âme, son coeur. Son sang, glacée, semblait vouloir s'échapper par les pores de sa peau à tel point qu'il grimaça de douleur. Ce n'était pas tellement l'aura du Dragon qui lui faisait mal, mais plutôt les souvenirs qui dans son esprit se bousculèrent comme la foule voulant échapper aux attentats. Les cris, dans son crâne, s'amplifiaient jusqu'à lui tordre les tympans. Ses grosses mains se posèrent sur ses oreilles, il voulait fuir, loin d'ici. La peur dans ses entrailles glissait sa main fourchue, tirant sur ses boyaux, les malaxant.

Quelques instants plutôt, il avait été effrayé par la bataille entre ce qui semblait être Valaron et Retep. Loin du centre de la place, il était difficile d'observer quoique ce soit, mais il était sûr que son acolyte arachnide avait foncé directement à l'encontre de cet eycorché à l'aile unique. Il l'avait connu ainsi, et il ne changerait pas, mais depuis la fenêtre, Erian pu observer à quel point l'homme qui revendiquait les attentats savait se défendre. En une fraction de seconde, il avait esquivé les coups de Retep et se retrouvait derrière lui. Le Thaltos avait alors quitté la fenêtre pour se remettre assis et discuter de choses futiles avec les autres Dirigeants. Seul Loth avait parlé vraiment. Ezéchiel avait semblé réfléchir énormément.

Les souvenirs remontaient encore et toujours. Ceux de la journée s'éclipsèrent alors par une petite porte mentale, pour se perdre dans les méandres du cortex de ce pauvre Thaltos. L'aura du Dragon provoquait chez lui une affreuse douleur, un semblant de sentiment venu du passé, une frayeur infame ressurgissant pour enserrer son coeur, lui tripoter les intestins. Il n'aurait pas pu croire cette chose possible, ou plutôt, il avait toujours refuser de prendre en compte réellement les mises en garde de Rysenn. Après tout, bon nombre des prédictions qu'elle faisait aux personnes qui venaient prier dans son Temple, s'avéraient inexactes. Pourquoi fallait-il que celle-ci se réalise ? Pourquoi... ?

Avec son peuple, il avait fuit l'île de Ker'Haald, écrasé par la puissance du Dragon Flamboyant. Ils avaient tous perdu la mémoire ancestrale, cette mémoire qui aurait pu rappelé au monde comment vaincre cette monstruosité. Maintenant qu'elle revenait hanter son esprit, il n'arrivait plus faire face aux évènements. Il avait peut être vieillit, mais il se sentait toujours comme un enfant devant une aura si puissante. Une larve incapable de bouger, tremblante presque. Il ne s'occupait plus des autres, seulement de lui même, enfermé dans la cage de son monde intérieur. Il revit les flammes dévorant les cités. Les familles Thaltos courrir en tout sens, essayant de regrouper un maximum d'affaires pour se préparer à partir dans l'une des trop peu nombreuses embarquations qui partaient pour Médian. Ses frères et soeurs mourir, carbonisé par la seule présence du Dragon. Les pierres fondre sous ses pattes. Ses ailes de feu battre l'aire, envoyant des vagues de chaleurs suffocantes. Il avait l'impression de revivre les souvenirs de tous ces morts, alors qu'il ne les avait pas vécu lui-même, comme s'il communiquait avec les anciens esprits Thaltos. Ceux-ci vivaient en lui, l'appela à se souvenir.

*Souviens Toi ! Regarde ma peau qui s'embrase ! Regarde mon corps qui bout ! Mon cerveau comme un ragout, se décompose et coule par mes oreilles ! Regarde mes ongles se racornir sous la chaleur de l'air ambiant ! Regarde mon être se flêtrir ! Je suis les Thaltos ! Nous sommes les Thaltos ! Laisse toi dévorer toi aussi !*


Il n'était plus ici ! Il n'était plus dans cette tarverne. Il nageait dans un univers étoilé. Loin des problèmes du monde. Il voulait se laisser absorber. Oublier ses résponsabilités. Mais, cette impression ne dura pas longtemps. Déjà, un serveur se tenait droit comme un piquet devant lui, prêt à le giffler pour qu'il reprenne ses esprits.

- Monsieur Sal'Hem ! Vous allez bien ? Que... Que ce passe t'il ?" Lui dit-il, le regard perdu. Apparement, le Thaltos n'était pas le seul à avoir subit les méfaits de l'aura du Dragon. Ezéchiel Sheryde semblait sortir d'un long sommeil, les cheveux tombant devant son visage comme un voile mortuaire. Erian, perturbé, ne prêta pas attention à ce qui continuait de se dérouler sur la place. Il sortit de son cauchemare, reprenant rapidement ses esprits, le contrôle de ses pensées, de son corps. Plus de fous battements parcourant ses veines, plus rien que la douceur repeignant son visage avec vigueur. Il sourit. Il en avait perdu le goût.

- Tout vas bien, juste un coups de fatigue, jeune homme !" Rétorqua t'il en tappotant l'épaule du serveur qui sembla s'affaler sous ce geste amical. L'homme après avoir été bousculé, se retira, laissant les Dirigeants complétements seul. A ce moment, Erian n'eut le temps que de prononcer ses mots : "Dès la première heure, nous devons localiser la source de ce pouvoir immense, et réagir en conséquence. Mélandre... si elle est la cible de cette créature... devra être évacuer le plus rapidement possible...et..."

Le sol se mit à trembler, les murs du restaurant comme planche en carton semblaient se plier sous le choc sismique. Les torches et bougies remuèrent sur leur pied tombant sur la moquette, risquant de provoquer un incendie. Heureusement, les flammes s'éteignait avec leur chute. Un bruit infâme et un nuage de poussière se souleva sur la ville, pénétrant jusqu'à l'intérieur de la pièce. Le Thaltos s'était caché sous une des tables de l'étage pour se protéger, mais il toussota lorsque le nuage l'enlaça. Pour remuer autant de poussière, un morceau de la ville avait dû être remuer salement. Erian croisa les doigts intérieurement. Il avait peur pour ses petites protégés avant d'avoir peur pour le restant de la ville elle-même. Si la Guilde des Voleurs venait à être anéantie, il perdrait une grande partie de sa force de frappe, mais après tout, ce n'était pas bien grave. La vie de ses enfants était bien plus importante à ses yeux. Son coeur déchirait sa poitrine. Même si la Guilde des Lépreux venait à perdre des effectifs avec cette catastrophe, il leur tendrait la main pour les aider à se relever. Après tout, devant la mort, nous sommes tous égaux.

Le tremblement de terre cessa. Le temps semblait suspendu. Erian s'extirpa difficilement de dessous la table. Sa grande taille ne l'aidait pas à se camoufler. Il avait été réduit à se plier en deux comme une énorme boule de chair. Il toussota encore puis dévisagea les deux Dirigeants avant de prendre la parole.


- ... Nous devons préparer le plan d'évacuation en lieu sûr, et nous tenir informé de toutes les menaces possibles qui pèsent au dessus de Mélandre, de Plaines de Rathke, du monde entier. Je connais un endroit qui nous permettra de nous entrenir au calme. Tyl'Sayan veuillez prévenir quelques uns de vos gardes les plus gradés, ils se joindront à nous viendront nous transmettre les informations. Pareil pour vous Sheryde, il nous faut quelques mages de haut niveau pour étudier la situation. Suivez-moi !"

Le Thaltos se leva, puis quitta la pièce, n'attendant pas de réponse des autres Dirigeant. Après tout, il fallait agir vite. Très vite. L'arrière cours du restaurant apparut devant lui. Une sortie idéale pour éviter tout le beau monde de la place. La poussière envahissait toujours l'atmosphère, et une nouvelle vague de frayeur enflammait cette fois toute la ville. Des gens à leur fenêtre regardait le ciel, hébétés. Des incendies s'étaient déclarés dans quelques maisons, et les gens s'affairaient déjà à les éteindre. Tout le monde semblait avoir compris que Mélandre était en danger. Il ne suffirait pas de grand chose pour déclancher l'évacuation. Erian regarda le ciel noir se découvrir doucement. Un aqueduc n'avait pas supporter le choc. Il ne restait plus que ses pieds, toutes sa structures s'étant écroulée sur les pauvres habitants. Le Thaltos ravala sa salive. Il ne devait pas oublier son devoir et se lamenter devant les multipiles désastres qui touchainent à présent Mélandre. Il fallait que les trois Dirigeant aillent se terrer dans l'une des nombreuses propriétés de la Guilde des Voleurs. L'une d'elle, non loin du Conseil, était parfaite, car désertée actuellement. Erian pourrait alors expliquer aux Dirigeants que cette cachette avait été prévu depuis longtemps dans les cas comme celui-ci. Cachette qui ne pouvait être trouvée sans en connaître le chemin précis. Voilà pourquoi Erian avait demandé à ses deux acolytes de prendre avec eux des membres sûrs de leur organisation. Ceux-ci pourraient alors aller et venir sans trop se faire repérer.


[HRP : Loth, Ez, je vous envoie un Mp pour ce qui pourrait bien se passer dans la suite Smile ]

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Mutsunokami Nathaniel

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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Mer 27 Fév - 16:45

[ Mutsunokami Nathaniel - Zieg Noemak - Et tout le beau monde ]
[Sur la Place du Marché - Devant l'Estrade]




Nathaniel s'attendait au fait que son père ne répondrait pas activement à ses propos même s'il espérait pouvoir en apprendre plus. Il continua de lui poser des questions et il allait aborder le point clef de ce qu'il voulait savoir : Sér... Sérentei, son frère. Il fallait qu'il pose toutes ces questions qui le hantait. Bien sur qu'il aurait préféré savoir ce que son père cachait et préparait pour avoir commis tous ces crimes. Car s'il y avait bien une chose dont Nathaniel était sur, c'était que son père n'était pas fou, loin de là. Il savait très très bien que son père était saint d'esprit, il avait tout projeté depuis le début, tout. Même sa folie. Tout cela faisait partie de plan machavélique. Par contre, ce qu'il ne savait pas, c'était pourquoi son père s'acharnait à faire tout ceci. Sauver le monde de la dévastation ? Rallier tous les peuples à sa nation ? Répandre une nouvelle justice ? Non, Nathaniel n'y croyait pas une seule seconde. Il y avait forcément un but autre. Il en avait l'intime conviction, il ne connaissait que trop bien son père, mais pas autant qu'il l'aurait voulu...

Puis alors qu'il s'apprêtait à le harceler en lui posant d'autres questions, un soudain tremblement de terre surgit de nul part. Une violente secousse, brève mais féroce, vive et rapide. Les murs furent mis à mal et commençaient à s'effrondrer les uns après les autres. La place allait être recouverte si les secousses persistaient. Mais cela se calma. Les secousses faiblirent et perdirent en intensité et finirent par totalement se stopper.

En revanche les dégats étaient considérables. Les murs se brisaient et s'effondraient sur les gens... Comme s'il n'y avait pas eu assez de morts. C'était comme si un dieu tout puissant n'était pas d'accord avec ce qu'il venait de se produire. Le sang coulait à flots sur la place. Les cris, la sueur, la peur, la chair brûlée... Tout cela donnait des nausées à Nathaniel. Mais il ne pouvait se laisser aller maintenant. Il fallait lutter contre cela.

Et pourtant plus il voulait y résister plus il faiblissait. Un soudain air de flottement tombait sur la place, enfin tout du moins sur lui. L'écoeurement qu'il ressentait, disparaissait peu à peu laissant place à d'autres sentiments. Quelques plumes blanches étaient tombées près du lui, dont une dans sa main qu'il serra fort, pour la garder contre lui. Il voulait y résister. Il voyait que ces plumes étaient entourées d'une aura. Une puissante aura qui révélait l'oeuvre d'une puissante magie. D'une trop grande puissance pour qu'il puisse y faire face. Plus il y résistait, plus il la sentait pénétrer en lui. Il regardait autour de lui et voyait que tout le monde était affecté. Il se concentra pour essayer de canaliser cette vague d'énergie déferlante. Il put alors comprendre que c'était une énergie de paix, de bonheur, de joie... Une puissante magie à l'oeuvre, mais une magie qui avait décidé de venir en aide à cetet ville, sans vraiment intervenir.

Nathaniel sentit des bouffées de chaleur monter en lui. Il voyait des papillons virevolter autour de lui. Ils brillaient instensément. Une envie de bonheur le parcourait dans tout son être. Il ne comprenait pas pourquoi. Devant tous ces combats alors que la rage brulait en lui, devant tous s
ces naufrages de personnes qui coulaient dans leurs propres sangs, ces morts, ces blessés, il a senti naître en lui une envie d'aimer, comme un bouclier. C'est, sans doute, par pure coïncidence qu'il croisa pile à ce moment là, le regard de Zieg, et alors, il sut que c'était lui. Le fameux Lui, que l'on recherche toute sa vie. Il eut cette soudaine et bizarre envie de le serrer contre lui, du mieux qu'il put devant cet amour qui l'a envahi... Il lui sourit d'ailleurs avec une chaleur et une tendresse dont il n'aurait jamais cru pouvoir faire preuve, lui qui pensait qu'il avait fermé son coeur à tout sentiment, lui qu'il pensait avoir figé son coeur dans le passé, pour ne plus souffrir...

Cette agréable sensation dura quelques instants puis une autre secousse eut lieu et Nathaniel recouvra ses esprits. Il voyait son père à quelques mètres plus loin, alors il se releva et en profita pour continuer le dialogue avec lui, il fallait persévérer, et il persévèrerait jusqu'à qu'il ait des réponses au sujet de son frère. Alors il se rapprocha de lui, oubliant la présence de Zieg, ou plutôt, feignant l'ignorance afin que son père ne le découvre point, il s'avança plutôt rapidement vers son père et lui glissa ces quelques mots en sussurant...

"- Alors Père... Ceci faisait aussi parti de votre plan machiavélique ? Avez-vous ressenti cette légèreté, cette frivolité, cette envie d'aimer ? Ou alors, n'avez-vous plus assez de coeur pour cela ? "

Nathaniel s'exprimait avec des mots choisis exprès pour le provoquer, et avoir ainsi une confrontation... Même s'il savait d'avance, qu'il faudrait plus que des mots.
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Angal Enysth
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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Mer 27 Fév - 17:16

[ Das Irrlicht - Angal Enysth ]

[ dans les ruelles près de la Place ]







Le Sam'Hein manqua de perdre ses fuyards à trois reprises. L'Ansurien semblait connaître la ville, ou alors il avait une chance pas croyable. Das était fatigué et les ralentissait dans leur poursuite, mais il serait très utile au moment où il s'agirait de ligoter les deux autres. Il espèrait que Retep s'en sortait bien. Il avait confiance en ses capacités de combattant, c'est pour cette raison qu'il avait préfèré emmener Das qui était affaibli. L'Arachnide n'aurait aucun mal à retenir le Myriennate bizarre.

Angal saisit une gouttière pour l'aider à prendre le virage à 90 degrés sans glisser sur les pavés. La nuit était tombée à présent, et il parvenait à maintenir la combustion de ses cheveux au prix de grands efforts. Il devenait de plus en plus difficile de les rattraper; il s'agissait plutot de ne pas se laisser distancer. Ce bonhomme savait quelles rues prendre pour se dissimuler dans l'ombre, mais Angal se fiait davantage à son ouïe, à présent, et malgré la chaos qui règnait dans Mélandre, les bruits de pas résonnaient avec force dans ces petites rues.

Ils déboulèrent dans une rue un peu plus large et se trouvèrent face à deux silhouettes que le Sam'Hein prit l'espace d'une seconde pour ses proies; mais il réalisa bien vite qu'aucun des deux Ansuriens n'avait une carrure comparable...

Un bruit de raclement, un peu plus loin: c'était eux!

- Je ne sais pas toi, mais refaire un séjours dans là dedans ne me dit rien...

- A moi non plus, j'ai mis des nouvelles fringues...

Ils se regardèrent. Angal ne pouvait pas se permettre de laisser tomber maintenant, après tout ça, Das devait bien s'en douter, même si le Sam'Hein ne comprenait toujours pas pourquoi il avait décidé de combattre à ses côtés.

L'un des deux Arachnides s'avança. Ils avaient un avantage certain dans cette obscurité, avec leur vision basée sur la chaleur...Angal devait maintenir ses cheveux allumés s'ils voulaient s'en sortir. Das avait réagit au quart de tour, et s'occupait déjà de l'un des deux molosses. Angal s'interposa devant le second qui s'était avançé pour défendre son compagnon. Das serait sûrement vulnérable pendant qu'il préparait son sort. Angal dégaina sa lame droite et se mit en garde. L'arachnide rigola et frappa ses poings entre eux. Un seul coup de sa part, et il serait difficile de se relever.

Son adversaire avança le pied gauche. Angal eut largement le temps de prévoir le crochet du droit et entama son esquive. Il se pencha à l'équerre tout en pivotant sur lui-même. En deux pas, il se retrouva à côté de son opposant en étant passé par l'ouverture qu'il avait laissé. Il allait planter sa dague entre les côtes supérieure lorsqu'il dut esquiver un deuxième bras droit sorti de nulle part. Il se pencha en avant juste à temps et effectua une roulade arrière. Il se releva immédiatement, mais avait sous-estimé la vitesse de l'Arachnide qui s'était déjà retourné et avait attrappé son bras droit. Un uppercut vint se loger dans son estomac, le projetant à une vingtaine de centimètres dans les airs. Il retomba sur ses pieds, mais ses genoux cédèrent et cognèrent contre le sol. L'arachnide releva la manche droite d'Angal et put découvrir le système de sa lame.

- Hoo, ingénieux...Dommage...

De sa simple poigne, l'Arachnide écrasa la machnie qui se retrouva éparpillée en morceaux sur les pavés, au grand désespoir d'Angal qui avait mis plusieurs mois à la concevoir.

BANG!

Des étoiles dansèrent, puis le noir envahit son champ de vision. Sa pommette en avait pris un sacré coup...Il se retrouva affalé au sol.

- A toi, maintenant! hurla l'Arachnide, fou de rage.

Angal posa un pied à plat sur le sol. Puis sa main sur ses genoux. Il poussa...Il était trop téméraire pour laisser tomber alors que son adversaire n'avait même pas été touché. Il s'élança dans la direction du colosse en armant un corchet du gauche, mais l'Arachnide avait eu tout le temps de voir la manoeuvre et bloqua le poing d'Angal dans son propre poing, le stoppant net comme s'il avait été une poupée de chiffon. D'un même geste, il leva un bras gauche et Angal leva un bras droit. Angal fut plus rapide, car sa cible était moins éloignée: il frappa le dessus de son poignet. Ce mécanisme-là était encore intact. La lame se dévoilà instantanément, traversant d'un coup sec la paume de son adversaire. Angal n'attendit pas la contre-attaque et sortit la dague en la faisant pivoter sur elle-même pour faire un maximum de dégâts. Il balança immédiatement un autre coup droit.

Puis, soudain, un long frisson parcourut son corps. Etrangement, ce frisson n'était pas glaçé, il était...chaud. Il ressentit une décharge d'énergie pure parcourir son corps, comme si soudainement il avait été capable de produire dix fois plus de chaleur corporelle que d'habitude. La fatigue de toute cette maudite journée l'avait quitté. Il était autre part, dans un autre temps...et il se sentait si...puissant...Il avait l'impression d'avoir conscience de la moindre chose qui l'entourait, depuis les insectes qui grimpaient le long d'une planche posée sur ce mur, là bas, jusqu'à ce ciel sans lunes ni étoiles dont il percevait tout de même le faible rayonnement...

Une puissante décharge parcourut son bras, puis tout son corps. Son bras s'enflamma tandis qu'il poursuivait sa course au ralenti en direction du visage Arachnéen en face de lui. S'était comme si le feu sortait de chaque pore de sa peau. Son poing rencontra avec une violence dont il ne se serait pas cru capable la tempe de l'autre homme...

Puis tout s'arrêta. L'Arachnide fut projeté dans tout la largeur de la rue dans une gerbe de flammes. Le peuple Sam'Hein avait toujours combattu en utilisant leur essence divine afin de mouvoir la chaleur à l'intérieur de leur corps; sans qu'on puisse appeler cela magie. Mais cette décharge de puissance était arrivée au moment où Angal concentrait la chaleur dans son poing, et l'amplifia de façon considèrable. Angal observa avec stupéfaction ce qu'il venait de faire. La fatigue était revenue, mais la sensation qu'il avait ressentie restait gravée dans sa mémoire. Il fallait qu'il s'entraîne pour être capable de renouveler cet exploît, devenir fort, suffisament fort pour protèger tous ceux qu'ils n'avaient pas pu protèger jusqu'ici, ses parents, tous ces malheureux Mélandrins, et...Erian.

Puis, dans un éclair, les paroles des Retep lui revonrent en tête. Il n'y avait pas fait attention sur le moment, pensant qu'il essayait de faire peur au Myriennate...mais...Brüm était vivant...Oui!

- Ha! ha! ha! ha!

Angal éclata de rire sans trop savoir pourquoi. Il s'approcha de Das, le sourire aux lèvres.

- Hé, ça v...

Une étrange sensation dans la plante des pieds qui remonta progressivement dans les chevilles, les genoux, puis toute la jambe...Le tintement des gouttières, les murs qui se mettaient à vibrer sourdement...Un long grondement remonta de sous la terre, en faisant violemment trembler le sol. Une tuile tomba non loin d'eux, ce qui poussa Angal à lever la tête.

- OH MERDE!!

Il pointa du doigt le ciel. L'aqueduc, dont les colonnes qui le soutenaient s'étaient fissurées, s'éffrondrait sur lui-même, et par la même occasion sur ce qui était en dessous; en l'occurence un Myriennate et un Sam'Hein.

- Cours, cours, cours!! hurla le Sam'Hein en question en attrappant Das par la manche.

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Zyred Damodred

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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Mer 27 Fév - 17:52

[Zyred Damodred, place du marché, avec Valaron, Astarosche, Serenteï et le groupe armé...]



Zyred désapprouvait cette opération. Selon lui, elle était beaucoup trop risquée pour bien peu de résultas. A tout moment, des archers et arbalétriers pouvaient surgir au sommet des remparts ou des maisons et les clouer de flèches sans que les hommes du Synode ne puissent riposter!
Mais les ordres du prophète sont indiscutables et le paladin n'avait pas émis la moindre critique quand Valaron avait exposé les grandes lignes de l'opération. Il s'était contenter de mettre en oeuvre l'attaque du mieux possible.

Aussi, alors que Valaron faisait son petit discours sur la place centrale, Zyred bataillait ferme au niveau de la porte principale. Son objectif était simple: Trancher la corde qui provoquait la fermeture de la porte, obligeant celle-ci à rester ouverte. Ainsi, le petit groupe pourra s'enfuir rapidement, et par la grande porte.

Parvenu au sommet de la tourelle en laissant derrière lui un tas de cadavres, Zyred se heurta à la trappe qui permettait l'accès à la salle du mécanisme. Celle-ci, placée au plafond et accessible via une échelle, était bloquée. Non seulement un verrou interdisait son ouverture, mais apparemment un meuble terriblement lourd avait été placé sur la trappe!

Ainsi renforcée, il était impossible à Zyred de faire sauter l'ouverture à coup d'épaule. Les gardes au-dessus devaient se croire en sécurité, mais c'était mal connaître le primat! D'un flux de magie, il embrasa sa lame et frappa de toutes ses forces le centre de la trappe. L’épée transperça l’épaisseur du bois avec un bruit mat et resta fichée dans la porte tel excalibur dans son enclume. Rapidement, les flammes qui couraient sur la lame vinrent lécher le bois et la trappe pris feu presque instantanément ! Zyred eu à peine le temps de faire un bond en arrière que l’obstacle enflammé s’écrasa au sol, libérant l’accès à la salle du mécanisme.

Sachant que des hommes l’attendaient de pied ferme au-dessus, le chevalier décida de jouer la carte de la prudence. Il posa le pied sur le premier barreau de l’échelle et jeta un œil dans la pièce.

A peine eut-il passé la tête par l’ouverture qu’il vit une lance se diriger à toute vitesse vers sa tête ! Il se baissa au dernier moment et la hallebarde se ficha dans la pierre à un cheveu de son crane !

Zyred poussa un juron. D’après ce qu’il avait pu voir, trois gardes défendaient le mécanisme de la porte. L’un d’entre eux avait une lance, un autre une épée et le dernier une hache. De plus, l’ouverture était trop petite pour qu’il puisse se servir de son épée !
Sans se démonter, le chevalier se saisit d’une chaise qu’il fracassa contre un mur. Puis, se saisissant d’un pied du fauteuil, il l’enflamma au contact du bois de la trappe qui brûlait toujours. Equipé du tison, il posa le pied sur l’échelle et, avant que les gardes ne puissent réagir, lança sa torche improvisée au visage de l’homme à la lance.

Frappé en pleine face, le soldat poussa un hurlement de douleur qui déconcentra les deux autres gardes. C'était plus qu’il n’en fallait pour Zyred et celui-ci en profita pour prendre pied dans la salle. Dégainant son épée, il fit face aux deux soldats restants.

D’un coup sec, il para l’attaque de l’homme à l’épée tout en décochant un violant coup de pied au soldat avec hache. Celui-ci fut propulser dans les bras du lancier et les deux hommes tombèrent par terre. L’épéiste tenta un nouvel asseau et frappa Zyred d’un coup d’estoc. D’une simple torsion du poignet, ce dernier désarma le pauvre garde et le décapita proprement d’un second coup de tranche.

Le soldat avec hache s’était relevé et chargea le paladin en poussant un cri de guerre hargneux. Zyred esquiva son asseau furieux d’un bond, mais le soldat renchéri d’un coup relevé qui passa à quelques centimètres du bras de son adversaire! Dommage, songea Zyred alors qu’il contre attaquait, ce garde était doué. Profitant du fait que le soldat avait son arme relevée, le primat transperça le torse du pauvre homme d’un coup puissant. Le garde émis un gargouillis de poumon perforé avant de s’effondrer, le sang aux lèvres. Zyred retira son épée du cadavre et essuya la lame ensanglantée sur le tablard de son adversaire. Sans un regard pour le lancier aveugle, il trancha la corde reliée à la porte, interdisant sa fermeture.

En redescendant, Zyred contempla son œuvre. Le feu avait atteint les teintures accrochées aux murs et toute la tour était en train de prendre feu. Avec un sourire satisfait, le chevalier quitta le poste de garde pour rejoindre la place du marché.
Se fondant dans la foule paniquée, Zyred sentit soudainement la terre trembler sous ses pieds ! Un tremblement de terre ? Valaron serait-il en danger ?

Remontant le courant de la foule paniqué à toute vitesse, Zyred parvint jusqu'à la place du marché. Là, Valaron et un autre membre du synode affrontaient un groupe armé. Deux chevaliers noirs faisaient face à Astarosche alors qu’un petit groupe de soldat désarmé hésitaient entre la fuite et charger leurs adversaires à main nues.

Se plaçant au coté de Valaron, Zyred salua son prophète et fit un rapide rapport.

-C’est fait Seigneur. La porte restera ouverte. Que faisons-nous maintenant ?

Puis il se tourna vers les chevaliers noirs, l’épée toujours au fourreau mais tout de même prêt à en découdre si son seigneur lui en donnait l’ordre.


Dernière édition par Zyred Damodred le Mer 27 Fév - 18:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Second Jour de la Fête du Ramanthin !!! [Fermé]   Mer 27 Fév - 18:39

[Place du marché, avec Astarosche, Zyred, Nathaniel, Serenteï et le groupe armé... L'action avec le Lieutenant a été discutée avec Celesti !]

Tout s'était emballé... En effet, dès lors que Valaron eût lancé son sort aquatique contre les Chevaliers Noirs, une intense secousse sismique se fit ressentir. Mais celle-ci était très différente en comparaison avec un tremblement de terre classique. Certes nettement plus brève, ce qui était une véritable bénédiction en soit compte-tenu des dégâts qu'elle avait pu causer sur les diverses édifices, celle-ci avait également occasioné une instabilité magique certaine que Valaron pouvait ressentir. Cette fluctuation eut donc pour effet d'accrôitre considérablement la puissance de son sort, qui noya les Sal'heins avant d'éclater dans une grande explosion, qui affecta d'ailleurs tous les soldats qui s'étaient pourtant reculés suite aux ordres de leur Lieutenant.

Cependant, les Chevaliers Noirs semblaient encore en vie, mais ces derniers se trouvaient à présent au sol, et leur crinière embrasée n'était plus. La poussière, les débris de pierre et de diverses matières étaient partout, mêlés aux cadavres, aux flammes, aux odeurs d'air brûlé et de chair calcinée. Ce spectacle resterait à jamais dans les mémoires. Comme précédemment, le visage du Grand Pontife du Synode s'illumina d'une douce folie psychopathe et d'une sorte de jubilation sadique. Il était resté statique et stoïque durant toute la secousse. Tenter d'y résister aurait été gaspiller des forces en vain, et cela il le savait très bien. Il se délectait également de cette concentration de magie des plus remarquables et temporaire qui avait particulièrement amélioré la puissance du sort qu'il avait lancé. Le noble hybride faisait toujours face à son fils Nathaniel, qu'il ignorait depuis le début. Celui-ci lui adressa alors à nouveau la parole, tentant de le provoquer, mais Valaron était ailleurs.

Il tendait son bras vers l'avant, en direction de son fils, mais ce geste ne lui était nullement destiné. Puis il refermait sa main, dans le vide, serrant alors légèrement le poing, comme si il avait tenté d'attraper, de capturer de l'air. Ce geste indicible et plus ou moins fanatique n'était en réalité qu'une mimique, comme si il avait tenté de s'emparer de cette incroyable quantité de magie survenue précédemment. Cette puissance le fascinait. Plus que les dégâts colossaux qui avaient été causés, et qui le satisfaisaient sensiblement, c'était le ressenti de cette énorme quantité d'énergie magique qui avait transporté le Grand Pontife du Synode dans une sorte d'état de transe. Toutefois, il restait concentré sur la situation, et cet état second qu'il laissait transparaître pouvait ainsi se réduire à une diversion et à une ruse. Quoi qu'il en était, il en fut alors tiré par l'arrivée du Primat Zyred Damodred, ce redoutable Paladin qu'il avait auparavant renconté au coeur des Pics de Valladyan. Il lui annonça alors que l'objectif avait été atteint, ce qui fit de nouveau sourire le noble hybride, et attendait à présent de nouvelles instructions.

"Bien, bien ! Vous voyez, vous y êtes parvenu. Il n'y avait aucune raison de douter de vos capacités !"

Valaron posa alors d'un geste amical sa main sur l'épaule du Primat, avant de se retourner, se retrouvant de dos à Nathaniel, et de s'avancer en direction des Chevaliers Noirs qui s'étaient péniblement remis sur pieds, et demeuraient à cet instant toujours sonnés. Ainsi, il put poursuivre sa marche tranquille vers le reste du groupe, à savoir les 36 soldats et leur Lieutenant. Ces derniers semblaient dorénavant pleinement habités par la terreur. Le Grand Pontife apposa alors le tranchant de sa Masamune contre la gorge d'un fantassin, qui s'était écroulé au sol à la suite de ses brûlures au torse lors de la fonte de son armure, et qui reposait à présent à genoux. Le Pontife du Synode releva alors légèrement la lame vers le haut, afin de remonter le menton du soldat et de relever sa tête. Il le fixa quelques instants d'un air froid et impassible, peut-être même sévère, avant de tourner la tête en direction du Lieutenant et de lui adresser ces quelques paroles.

"Livrez-vous, et il ne lui sera fait aucun mal... Comme aux autres d'ailleurs..."

"Ordure !"

Lina Karel, lui aussi gagné par la panique et trop intègre, ne pouvait envisager l'idée que tous ses hommes se fassent massacrer devant lui, ces derniers étant d'autant plus désarmés. Il ne se sentait pas capable d'endosser la responnsabilité de l'éxécution massive tel du bétail de ses soldats, et se résigna. Il jeta ses armes au sol, "épargné" par Astarosche, et s'avança d'un pas mou vers Valaron, frappé par la fatalité. Une fois arrivé à son niveau, le Grand Pontife du Synode lui ordonna de s'agenouiller.

"A genoux."

Le Lieutenant s'éxécuta. Le noble hybride lui, qui semblait avoir retrouvé son comportement "normal" depuis le retour du Zyred tint alors quelques propos.

"Ta vie fut brêve soldat... Mais tu auras eu l'honneur de connaître Mutsunokami Valaron. Puisse la vraie lumière te guider dans l'autre monde. Adieu."

D'un geste net et précis, exécuté avec une célérité des plus remarquables, le Grand Pontife du Synode décapita proprement et avec grâce le Lieutenant, dont la tête roula sur le sol. Une effusion de sang très esthétique jaillit alors du cou du défunt, le tout dans une atmosphère très solennelle et un silence religieux du petit groupe qui se tenait ici, bien que les cris au loin persistaient. Les chevaliers Noirs semblaient pendant ce temps avoir retrouvé quelques facultés, mais n'avaient pu empêcher cette exécution. Bien que Valaron leur tournait le dos, il l'avait senti, et adressa ces mots à l'attention de Zyred :

"Zyred, occupe-toi d'eux je te prie..."

Puis le noble hybride se plaça aux côtés d'Astarsoche, en regardant les soldats qui pour l'instant demeuraient toujours en vie. Il déclara ainsi à la jeune Thielle :

"Fais-en ce que tu veux..."

Enfin, Valaron repartit en direction de sa position initiale, en direction de Nathaniel.
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